(Vidéo) Interview de Philippe Juvin (4/8) La Droite des services publics

Le candidat au Congrès LR, Philippe Juvin, a accordé à La Droite au cœur une interview exclusive en 8 parties. Voici sa définition de la « Droite des services publics » qu’il a défendu auprès de nous.

La Droite au cœur: J’ai compris en écoutant vos interventions médiatiques que vous souhaitiez mettre davantage de fonctionnaires au contact direct des Français alors que François Fillon souhaitait l’inverse en 2017. Dans quel domaine vous souhaiteriez faire ce redéploiement, à quel rythme et comment ?

Philippe Juvin: Alors entendons-nous, moi je ne veux pas embaucher des fonctionnaires, j’observe simplement qu’on a beaucoup de fonctionnaires en France et que ces fonctionnaires ne sont pas suffisamment au contact de nos concitoyens. Il nous faut du monde pour accueillir les gens dans les mairies, soigner les gens dans les hôpitaux et les maisons de retraite et les accueillir dans les commissariats de police.
Donc je veux déployer 100.000 postes de fonctionnaires, que ces 100 000 postes soient transformés, de 100.000 dans les bureaux en 100 000 postes au contact de la population, 100 000 postes dans la fonction hospitalière et 100 000 postes dans la fonction publique d’état. Je reste persuadé que la droite s’est beaucoup abimée sur le service public, on se caricature en disant qu’on va baisser de 100.000, 200.000, 300.000, 500.000 fonctionnaires, pourquoi pas plus après tout?
Mais nous sortirions de la plus grande crise épidémique du siècle, où on a montré que l’on avait pas suffisamment d’infirmières et d’aide soignants en l’occurrence pour dire, «ah ben oui c’est une bonne idée on va continuer à en supprimer». Enfin, on deviendrait fou ! II faut tirer les leçons de nos échecs. Les leçons de notre échec, qu’est-ce que c’est, c’est que l’administration est ankylosée, impotente, incapable d’agir facilement, donc il faut lui redonner des moyens mais pas n’importe comment.
Des moyens ce n’est pas un chèque et puis circulez y a rien à voir, ce sont des moyens qui la rende plus efficace, c’est-à-dire des moyens informatiques, du personnel comme je le disais au contact des individus et puis de l’intelligence et de l’autonomie. Quand vous faites confiance aux fonctionnaires sur le terrain, quand vous ne leur dictez pas tous les aspects de leur vie professionnelle, ils s’autonomisent et sont beaucoup plus efficaces. Moi, je suis pour une droite réaliste des services publics c’est-à-dire réinjecter du service public là où c’est nécessaire, c’est ça que je veux, une droite des services publics.

Voir aussi: Le portrait de Philippe Juvin.

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