(Vidéo) Interview de Michel Barnier (4/9) L’écologie et le climat

Le candidat à la présidentielle, Michel Barnier, a accordé à La Droite au cœur une interview exclusive en 9 parties. Dans cette partie, il parle de l’écologie et du changement climatique qu’il a pu observer notamment dans son département de la Savoie.

La Droite au cœur: Souvenons-nous en 1992, vous avez publié l’atlas des risques majeurs. Le climat est de plus en plus menacé, les rapports du GIEC en atteste, les paysans sont de plus en plus malmenés. Quel est votre constat sur les 30 dernières années qui viennent de se découler et comment pensez-vous agir pour les 30 futures années ?

Michel Barnier: Je ne suis pas le premier à le dire. Ce n’est pas une lubie de quelques écolos ou de ces quelques scientifiques, le changement climatique s’est accéléré. Moi, je ne vais pas laisser ce sujet aux écologistes. Surtout aux écologistes vert, vert foncé qu’on a chez nous et qui ont une conception rhétorique et punitive de l’écologie. Mais en revanche, il faut que notre famille politique, les républicains et le centre ait un discours, un projet, si on ne prend pas en compte comme une fondation ce changement climatique, qui va tout bouleverser : nos habitudes de cultiver pour les agriculteurs, de pêcher pour les pêcheurs, de construire, de nous transporter, de voyager, 1° et demi ou 2° de plus, ça change tout.
Moi, j’ai présidé la Savoie pendant 17 ans. C’est un département, dans les Alpes, ou un tiers de l’économie repose sur la neige. 2° de plus ça change tout. Nous sommes, là où je vous parle dans le Nord, les Hauts-de-France. A Boulogne-sur-Mer, j’ai rencontré des pêcheurs il y a quelques semaines, ils ne trouvent plus les mêmes poissons dans les mêmes eaux où ils pêchent depuis des dizaines et des dizaines d’années comme leurs pères et leurs grands-pères. Ils ne trouvent plus de sardines, il trouve du thon, comme dans la Méditerranée. Donc ça, la viticulture : le temps des vendanges a été accéléré de plusieurs semaines depuis 20 ans, et ça va s’accélérer, donc il faut se préparer. Pour cela, il faut garder nos atouts, et un des grands atouts de la France c’est le nucléaire qui nous permet d’avoir une souveraineté énergétique, de payer l’électricité moins cher que les Allemands. Donc on va relancer le nucléaire, ce qu’aurait dû faire le gouvernement actuel depuis six ans et même avec monsieur Hollande et puis développer les énergies renouvelables. Moins les éoliennes auxquelles je ne crois pas beaucoup que le photovoltaïque, le solaire, la biomasse. Et puis continuer les efforts pour les économies d’énergie.

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