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Les mouvements extrémistes hindous se déchaînent contre la minorité chrétienne présente en Inde sur fond d’intolérance. Elle représente 2,3% de l’ensemble de la population de ce pays de ce pays de près de 1,4 milliard d’habitants.

Entre janvier et octobre 2021, plus de 300 attaques contre des fidèles et des lieux de culte, notamment dans le sud du pays (Le Monde, 26/12/2021, payant).

Le principal artisan de ces opérations de harcèlement et d’intimidation, est le Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), organisation paramilitaire proche du Pouvoir. Le parti Bharatiya Janata Party (BJP) qui incarne le gouvernement indou, à 80% de religion hindoue, mène une véritable chasse aux sorcières contre cette minorité.

Cela passe par un recensement des prêtres et des églises, ainsi que d’une succession de lois, ces derniers mois, Etat par Etat, qui obligent, y compris à travers la délation des voisins, à signaler aux autorités tout changement de religion (qui est assimilé à des conversions forcées) plusieurs mois à l’avance. Des rumeurs sur les réseaux sociaux font penser aux habitants (majoritairement hindoues, que les églises sont financées par l’étranger.


Violence sur femmes et enfants

Cela débouche sur de nombreuses menaces, phénomènes de boycott et actes de violences. Le 31 janvier, à Ramanagara, dans le Karnataka, 27 personnes ont été tabassées dont la fille du pasteur, de 14 ans, qui a reçu des coups de pieds dans le ventre jusqu’à une hémorragie interne. Dans cette affaire, la police a pris les plaintes des deux partis, les agresseurs et les agressés. La police en divers endroits du pays a envoyé les pasteurs en prison et n’a pas pris les plaintes pour des atteintes physiques y compris sexuelles de la part des chrétiens.
La durée exceptionnelle des emprisonnements de ces personnes innocentes a fait perdre l’emploi d’une d’entre eux.

Le 3 octobre, à Roorkee, dans l’Etat de l’Uttarakhand, des hommes armés ont fait irruption en sein d’une église évangélique en plein office, ont endommagé les livres saints et ont battu un homme au sang jusque dans la rue avec ces mots : «Ce n’est que le début, vous ne perdez rien pour attendre». Dans certaines régions, les chrétiens n’osent plus aller à l’église et prient depuis chez eux.

La liberté d’exercer sa religion est pourtant consacrée dans l’article 25 de la Constitution de l’Inde. Mais pour le pouvoir en place, le ciment de la haine anti-chrétien est un mobile suffisant pour fermer les yeux sur cette persécution qui en rappelle tant d’autres en ce XXIème siècle contre les chrétiens.

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