AccueilÉcologie et santéCOVID19Macron a créé l'Absurdistan et nous a désappris à être libres

Macron a créé l’Absurdistan et nous a désappris à être libres

Revue d’ensemble des mesures les plus absurdes au cours de deux ans de crise du coronavirus. Comme le disait Alain Bauer, cette gestion de crise, c’est les « Jeux Olympiques » de tout ce qu’il ne faut pas faire, un absurdistan autoritaire avec des résultats catastrophiques comme l’écrivait Die Zeit en novembre 2020, la tiers-mondisation de la France selon Franz-Olivier Giesbert, où à la façon de Jacques a dit, l’édito drôlissime de Guillaume Bigot en décembre 2020.

Il y a eu le masque, d’abord inutile, et puis finalement dont le non-port serait sévèrement puni par la Loi. Ces fameux masques étaient interdits de vente dans les pharmacies, les collectivités locales sous peine d’amendes gratinées et de prison ferme. Les grandes surfaces stigmatisées pour avoir réussi à commander des masques, car selon le Gouvernement «l’affaire était régalienne vu sa gravité». Quand le Gouvernement a réussi à en acheter pour son compte, ce furent des masques non fabriqués en France (faut pas exagérer).

Il y a eu le fameux concept de la plage dynamique, où l’Etat envoyait (sur certaines, pas sur toutes) des militaires armés de pistolet-mitrailleurs pour dissuader de paisibles familles de prendre le risque fou de poser leurs affaires sur la plage (voir tweet ci-dessous).

Il y a eu les auto-autorisations dites attestation pour soi-même pour pouvoir sortir, que nul part dans le monde on a imité, et pour cause.

En novembre 2020, on apprenait que les stations de ski seraient ouvertes mais sans remontées mécaniques. On interdisait la consommation d’alcool dans la rue. Pour ceux qui préfèrent la descente du Saint-Esprit à la descente tout court, les messes étaient limitées à 30 personnes y compris dans les plus grandes cathédrales.

En grandes surfaces, on interdisait à la vente, en les surmontant de bâches en plastique, des livres, considérés comme « non-essentiels », un formidable cadeau à Amazon et consorts que déplore Alexandre Jardin dans Deux ans en absurdistan, le Figaro, 29/12/2021.


Les tests

Il y a eu le fiasco des tests (Le Monde, 24/04/2021), illustré par le refus des Agences Régionales de Santé (ARS) de permettre aux laboratoires publics de recherche, départementaux et vétérinaires d’effectuer des tests PCR alors qu’ils étaient volontaires pour les faire, dans le même ordre d’idée, le refus de fabriquer des gels antiseptiques hors du secteur pharmaceutique.

En 2020, il y eu le « quoi qu’il en coûte », qui va endetter quatre générations de français. En avril 2018, Emmanuel Macron répondra à un aide-soignante du CHU de Rouen « qu’il n’y a pas d’argent magique ».

Il y a eu les 5.700 lits d’hospitalisations fermés en 2020 et l’interdiction au personnel médical non vacciné, même testé, de travailler, en pleine pénurie de bras à l’hôpital.

Nous devons désapprendre à être une «société d’individus libres»

Emmanuel Macron – novembre 2020

Qu’un ministre nous explique, les yeux dans les yeux, qu’il ne veuille pas d’une société où les vaccinés ne pourraient pas aller dans certains lieux (voir interview d’Olivier Véran chez Jean-Jacques Bourdin au printemps 2021 ci-dessous), avant d’asséner le contraire quelques mois plus tard.

Et, pour corser le tout, de faire de ces millions de français des sous-citoyens, auxquels il faut rendre la vie sociale « impossible ».

Mardi 2 juin 2020, Emmanuel Macron nous annonçait triomphalement « le retour des jours heureux » (RTL, 02/06/2020). En mars 2021, il demandait aux français de tenir encore de 4 à 6 semaines. Entre-temps, à la manière d’une soirée mortuaire sans fin, le gouvernement faisait la liste de nos morts chaque soir à la télévision. Les morts de la Guerre, puisque c’est comme cela que Macron l’avait appelé.

Lundi 27 décembre 2021, on apprenait qu’on n’aurait plus le droit de danser dans les restaurants, de boire un café debout au zinc, qu’on ne pourrait ni boire ni manger dans les trains, ni déguster du pop-corn ou de confiseries dans notre cinéma. A la guerre comme à la guerre!

« Le choix d’Emmanuel Macron aura été net et sans nuance : privilégier les plus anciens qui votent plutôt que le destin de sa jeunesse peu votante ».

Alexandre Jardin, Le Figaro, Deux ans en absurdistan, 29/12/2021

Qu'avez-vous pensé du contenu de cet article ?

Cliquez sur une étoile pour voter !

Note moyenne 0 / 5. Nombre de vote(s): 0

Soyez la première/le premier à voter

Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
Autres articles de cette catégorie:

Laisser un commentaire

Articles les + populaires

%d blogueurs aiment cette page :