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Seuls deux des dix agresseurs du policier devant chez lui à Lyon sont condamnés

Le verdict a été rendu dans l’affaire du policier hors service et sa compagne battus devant à Lyon dans le 7ème arrondissement (quartier de Gerland) par une douzaine d’individus. Rappelons les faits, qui datent de mi-juin 2020.

Nous sommes samedi soir. Un policier dénommé Alexandre rentrait avec sa compagne à son domicile, quand une petite voiture pile devant lui. Suite à une altercation verbale avec des mineurs qui s’y trouvaient, ces derniers rameutent d’autres jeunes dans le square à côté qui les traquent comme du gibier.

Alors que le policier compose précipitamment le code de chez lui, une douzaine de personnes viennent à sa rencontre avec ces mots:

« Ah c’est toi l’enc**é de flic qui t’en es pris à mon pote ! »

L’instant d’après, la femme parvient à se glisser dans le sas de l’immeuble juste après avoir pris un coup à la clavicule. Pour l’homme, « piégé » à l’extérieur c’est l’enfer qui commence.
Car il s’ensuit une interminable série de coups de pieds, notamment à la tête. Le policier témoigne :

« À chaque coup je sentais soit mes vertèbres craquer, soit ce début de flottement où je commençais à être K.O en fait, à me sentir partir (…) Je me disais qu’il fallait que je tienne encore un coup, puis encore un coup, étape par étape. Jusqu’au moment où je n’ai plus pu. Je me suis résigné et me suis dit que c’était la fin. »

Le policier blessé, à BFMTV, 19/06/2020

Quand des policiers arrivent au devant du couple en détresse, un voisin demande aux agresseurs de s’enfuir. Le policier écopera de 45 jours d’Interruption Temporaire de Travail (ITT). Il a essuyé plusieurs fractures à la cheville, d’une luxation du tendon d’Achille et de multiples contusions.

Les syndicats de policiers lyonnais, très choqués, avaient manifesté devant le Palais de Justice de Lyon pour marquer leur indignation.

Dix personnes majeures ont été déférées devant la Justice (NB: deux mineurs sont également dans le viseur de la Justice), dont la plupart avaient fait de la détention provisoire depuis le mois de novembre. Tous nient avoir eu connaissance du métier de policier de leur proie. Seuls deux, âgés d’une vingtaine d’années, ont été condamnés, pour violences volontaires. Les peines ne sont que de cinq ans d’emprisonnement, dont 30 mois avec sursis et d’une période probatoire de trois ans. Pour les autres, relaxe.

L’avocat de la famille a qualifié la décision de justice de « surprenante ». Surprenante, mais toujours dans le sens de plus de laxisme, ce que Gérald Darmanin admettez de cette formule sibylline en pleine querelle avec Eric Dupond-Moretti: « Pour qu’il y ait une bonne justice il faut qu’il y ait une bonne police, et pour qu’il y ait une bonne police il faut qu’il y ait une bonne justice ». On n’y est pas du tout.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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