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Une prof de SVT menacée de mort et exfiltrée pour avoir utilisé la photo du chanteur Soprano en cours

C’est plus d’un an après les faits que la Presse sort l’information. L’affaire édifiante de cette prof de 34 ans commence lors d’un cours de Sciences et vie de la Terre de troisième portant sur l’évolution de l’Homme parmi les autres espèces vivantes, à Trappes (Yvelines) le 8 décembre 2020. Le support pédagogique était un grand collage de photos et d’illustrations. Le point de départ de cette polémique idiote, c’est que les enfants se plaignaient qu’il y avait trop de blancs dans les exemples utilisés en classe. Croyant bien faire, c’est une photo du rappeur Soprano qui était intégrée par l’enseignante à la partie homo “sapiens”. Elle utilisait cette photo du chanteur, parmi d’autres, depuis 2015, dans d’autres collèges, sans que cela ne pose d’autres problèmes. Voici le document en question:


« Fatwa » numérique

Ni une ni deux, l’image est prise en classe, puis relayée par un parent d’élève (un certain Kamel) sur les réseaux sociaux qui la légende avec de ces propos orduriers: «Y’a rien qui vous choque. Ma fille elle m’a dit papa c pas normal en cours de SVT. Education nationale de merde. Faites tourner on doit pas accepter», en désignant une prof « raciste » qui aurait voulu comparer le chanteur à un singe.

Depuis ce message, la vie de l’enseignante est devenue impossible, car le nombre de menaces de mort exprimées envers elle sur les réseaux sociaux se sont multipliées. Après avoir déposée une main courante, un brigadier lui conseille de quitter l’Ile-de-France. Le Parquet des Yvelines ouvre une enquête et une protection policière allouée à la jeune femme. Kamel finit par retirer son message rageur sur Facebook début février 2021 en expliquant: «Après avoir discuté avec l’enseignante, il s’agit d’un malentendu, une grande maladresse de sa part. Charmante, elle s’est platement excusée». Mais la Justice continue son œuvre. De son côté, Stéphanie a fini par déménager, et par changer d’académie pour pouvoir démarrer à zéro comme prof remplaçant… ailleurs.

“J’ai eu «peur de mourir (…) Tout de suite, je me suis dit: Ma vie est finie»

Stéphanie, l’enseignante menacée d’une fatwa numérique

Le 15 novembre 2021, le père de famille auteur du premier message, déjà connu de la Justice, a été jugé coupable de mise en danger de la vie d’autrui et condamné à six mois de prison ferme. Le mot de la fin revient à Stéphanie:

« J’adore mon métier, j’aurais voulu accompagner mes élèves jusqu’au brevet, note Stéphanie. Mais je n’ai plus confiance dans l’institution. Il y a des sujets sensibles en SVT comme la reproduction, la puberté ou l’évolution. Si l’Éducation nationale ne protège pas ses enseignants, je vais devoir m’autocensurer. »

Stéphanie, l’enseignante menacée d’une fatwa numérique

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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