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Les femmes et les enfants décideront désormais seuls du changement de nom devant l’administration

Le 27 janvier 2022 marquait l’adoption en première lecture du court projet de loi relatif « au choix du nom issu de la filiation ». Elle avait été déposé par des députés LREM autour de Patrick Vignal. Il s’agit notamment pour les femmes de donner aux enfants mineurs le nom de leur désir, y compris contre celui de leur conjoint. Ce pouvoir démesuré passe ensuite aux enfants à leur majorité et ne pourra être effectué qu’une seule fois devant l’administration. Pas de marche arrière possible, donc. Vous êtes priés, messieurs, de vous la fermer.

Comme le dénonce la très pertinente tribune d’Anne-Marie Le Pourhiet, vice-présidente de l’Association française de droit constitutionnel (Le Figaro abonnés, 31/01/2022), cette Loi a été élaborée sans étude d’impact. En conséquence de quoi elle ne se pose pas la question de l’usage détourné dont elle pourrait faire l’objet par des personnes mal intentionnées.


“L’emprise” sans prise sur la réalité

C’est une nouvelle victoire d’une minorité active qui accentue la fragmentation de la société. Tel est le sens de cette nouvelle phase de déconstruction de la filiation opérée par la majorité parlementaire En Marche.

Car depuis une Loi de 2002, les parents ont toute la panoplie des choix pour le nom de famille de leur enfant: celui du père, celui de la mère, ou les deux noms accolés. Mais la haine des hommes est passée par là. Le mot « patronyme » était devenu insupportables pour certains activistes. La femme, cette « pauvre créature », n’était pas encore assez libre vis-à-vis de son partenaire. Car c’est bien connu, la femme enceinte est aussi une femme « sous emprise ». Aussi idiot que cela paraisse, c’est le postulat d’une pétition microscopique* (à peine 35.000 signatures) intitulée « Je t’ai porté, porte mon nom aussi – Donnez ce droit aux mères sans condition ». Elle émane d’une association d’un groupuscule néo-féministe dont nous tairons le nom pour ne pas lui faire de publicité.


Le père rayé d’un trait de plume par la mère

femme qui hurle sur un homme

Désormais, une mère de famille, qu’elle soit conjointe ou séparée pourra changer le nom de son enfant pour modifier ou réorganiser le patronyme de son enfant. Cela se fait sans aucun justificatif ni aucune motivation, car, selon les promoteurs de ce texte, «l’intime n’a pas à être dévoilé à l’État». Bref, c’est juste quelques lignes sur un document Cerfa.

Donc il sera possible, prochainement, par exemple, de supprimer le nom du père sur simple déclaration administrative. Elle le fera sans que le père puisse s’y opposer, sauf à saisir la Justice des affaires familiales. Et c’est la Justice qui décidera en fonction de «l’intérêt de l’enfant». Or cela qui signifie implicitement, que l’intérêt de l’enfant est dissocié de la figure paternelle, chose inacceptable.

Pour mémoire, auparavant, cette disposition de changement de nom était traitée par le Conseil d’État et validée par décret. Seul un tiers des 2.000 français qui en font la demande chaque année était exaucés. Désormais on assiste à ce spectacle fascinant (pour ne pas dire autre chose) d’une l’égalité femmes-hommes de façade tandis que ce gouvernement LREM encourage l’inégalité et la déconstruction à la moindre occasion.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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