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La commission d’enquête du Sénat qualifie le ”passe vaccinal” de gadget

Les travaux de la Commission d’enquête du Sénat sur le passe vaccinal ont été lancés il y a presque deux mois. Elle se nommait commission sur «L’adéquation du passe vaccinal à l’évolution de l’épidémie de covid-19». Comment évaluer cette mesure gouvernementale controversée (48% des français y sont hostiles) sans avoir recours aux travaux des 80 Conseils de défense sanitaires ultra-secrets? C’est la tâche que se sont fixés les rapporteurs suivants: Chantal Deseyne (LR), Olivier Henno (centriste) et Michelle Meunier (PS).


Un passe vaccinal sans logique

Pour rappel, le Sénat avait voté le 13 janvier 2022 le principe de la transformation du pass sanitaire en passe vaccinal dans un contexte de hausse des contaminations liée au Variant omicron, beaucoup plus contagieux que ces prédécesseurs. Malheureusement, les publics fragiles (personnes avec comorbidités, personnes âgées) n’ont pas été ciblés par l’incitation au vaccin, qui était l’objectif véritable et peu dissimulé du Gouvernement.

Ce qui est certain, c’est qu’aucune mesure de l’efficacité de ce « passe » sur l’épidémie n’a été enclenchée. Or, avant même que le « passe » ne change de nom, les français savaient que les mesures de freinage de l’épidémie serait levées, comme la fin des jauges et la réouverture des établissements de nuit. Ce qui rend impossible a posteriori toute lecture de l’effet réel de ce fameux passe critiqué très durement pour rompre l’idée de liberté, comme par François-Xavier Bellamy.


Un gadget, ni proportionné, ni circonstancié

Les conclusions de la commission d’enquête, au terme des auditions des ministres et des cabinets de conseil sont sans appel: selon les termes du rapport, le pass Vaccinal est un « gadget ». Il n’est pas proportionné, ni circonstancié à un territoire donné.

Ainsi, il n’obéit pas à la décision du Conseil constitutionnel du 22 janvier 2022 qui jugeait nécessaire que cet outil sanitaire soit « strictement proportionné aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu ». De surcroit, il a pu faire croire aux français à une « fausse sécurité », servant de « justification au relâchement » des gestes barrières.

Les sénateurs demandent donc, sur la base des chiffres de l’épidémie, que l’on lève ce passe sans attendre, quitte à prévoir une clause pour le réactiver en cas de sérieux rebond de l’épidémie dans les services d’urgence. Ce que personne n’espère.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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