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Le tchétchène de 17 ans qui voulait hacker le compte de Mila pour la tuer laissé libre

Il se destinait à l’ingénierie ou au piratage informatique, mais son obsession tournait surtout autour de l’islamisme le plus violent. Saïd A., tchétchène de 17 ans, a été interpellé le 31 août 2021 pour avoir prémédité le meurtre de Mila. Sa famille, des réfugiés tchétchènes, est en France depuis 2013. Ils sont actuellement domiciliés à Langres (Haute-Marne).

Mila est cette jeune instagrameuse qui a selon ses contempteurs, « insulté » la religion musulmane dans une vidéo de réponse aux insultes lesbophobes d’un de ses « followers » musulman le 18 janvier 2020. Depuis elle a reçu au moins 50.000 menaces de mort pour « blasphème » de la religion musulmane. Et parmi cette masse d’individu, Saïd est « de loin », selon l’avocat de Mila Richard Malka, le plus inquiétant.


« Un plan intelligent »

Car Saïd a le profil type de l’islamiste aguerri. En effet, il diffusait sur Twitter la propagande de l’Etat islamique et avait des contacts réguliers avec des dizaines d’islamistes dans la zone irako-syrienne. A ces connaissances, il avait promis dès juin 2021, de localiser Mila ou ses proches en piratant un de ses comptes sociaux pour qu’ils puissent ensuite tuer la jeune femme.

« Il est temps de s’occuper de cette femme Mila qui insulte Allah, le Seigneur des Mondes, de la pire des manières (…) Où êtes-vous, Moudjahidines? Elle insulte votre seigneur et elle marche sereinement sur Terre? Vous avez là un problème à régler, élancez vous comme votre frère Abdullah Ash Shishani (un jihadiste tchétchène mort en Syrie, ndlr), qu’Allah accepte de lui le martyr. Préparez un plan intelligent ».

Saïd A. cité par BFMTV

En prévision d’être inquiété par les services de Surveillance intérieure (DGSI), l’adolescent avait même pris soin de crypter son téléphone pour le rendre difficilement déchiffrable par les enquêteurs. C’est ainsi que la police a le plus grand mal à faire parler son téléphone, qu’il a refusé de déverrouiller.

Après avoir été mis en examen pour apologie du terrorisme et provocation à des actes de terrorisme, Saïd a été laissé libre avec obligation de pointer à la gendarmerie de Langres 3 fois par semaine et de ne pas quitter son département.
Du côté de Mila, l’incompréhension le dispute à la peur: « La justice a-t-elle pris la mesure de ce dossier? » demande sa mère. L’expérience invite à ne pas répondre trop vite par l’affirmative.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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