AccueilSociétéJusticeEric Dupond-Moretti visé par une plainte du syndicat majoritaire de magistrats

Eric Dupond-Moretti visé par une plainte du syndicat majoritaire de magistrats

Depuis le 7 octobre 2020, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti est accusé de conflits d’intérêts par les plus hauts magistrats du pays, avec le soutien des 3 syndicats (USM, SM et Unité Magistrats). C’est sans discontinuer qu’entre la magistrature et le ministre, leurs relations sont exécrables comme jamais dans l’histoire de la cinquième République.
Dans ce bras de fer, le Président Emmanuel Macron a récemment apporté son soutien au Garde des sceaux suite à sa mise en examen 16 juillet 2021 pour «prise illégale d’intérêts», avec deux mensonges à la clé, mettant en cause les syndicats.

On a appris hier que la Cour de la Justice de la République a reçu une nouvelle plainte du syndicat majoritaire de magistrats, l’Union syndicale des magistrats, contre l’ancien avocat.


Une inimitié complète entre le ministre et les juges

Aux sources de cette plainte, le traitement « particulier » fait par ses services à la Présidente de la cour d’appel de Cayenne, Marie-Laure Piazza. La femme de Loi voit dans l’enquête qui la vise – et qu’elle estime injustifiée – une forme de « vengeance froide ».

L’été dernier, le cabinet du ministre avait déclenché à l’encontre de la juge Piazza un «examen de situation (…) afin d’appréhender notamment les répercussions» de son organisation «sur la santé des magistrats et fonctionnaires».

Eric Dupond-Moretti entretient une relation exécrable avec cette magistrate qui remonte au temps où il la côtoyait dans son poste précédent de présidente de cour d’assises de Haute-Corse. Dans une audience, en 2016, il avait publiquement accusé la présidente de mal diriger le procès où il était avocat de la défense, et avait reçu un rappel à la Loi pour ces faits. Ainsi, pour le syndicat majoritaire, l’USM, «la relation délétère» entre les deux protagonistes «était de nature à empêcher, en raison d’un conflit d’intérêts, tout acte (…) concernant le management de la cour d’appel de Cayenne».


Un précédent avec deux femmes

Rappelons qu'Eric Dupond-Moretti a échappé à une action en justice juste avant de devenir ministre en 2020 pour avoir traité, le poing levé, au sein de la cour d’assises d’Évreux, l'avocate Nathalie Tomasini et sa consoeur de «saloperies de putes», d’«hystériques», de «hontes du barreau» et de «commerçantes du malheur». Ces propos avait été qualifié par la procureure de la République d’Évreux «d'injures éventuellement sexistes». Eventuellement.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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