AccueilImmigrationLe lien immigration-délinquance, réalité trop longtemps cachée

Le lien immigration-délinquance, réalité trop longtemps cachée

Affirmer qu’il y a un lien entre immigration de masse et hausse de la délinquance devrait aller de soi. Ce lien immigration-délinquance transpire dans tous les chiffres officiels. Ainsi, en 2019, si les étrangers ne représentaient (officiellement) que 7,4% de la population française, 2 ans plus tard, ils étaient 24,5% dans les prisons françaises. Et quand on se tourne vers d’autres pays européens, l’exemple de la Suède, qui a reconnu officiellement avoir accueilli trop d’étrangers par rapport à ses capacités d’accueil, est éclairant: 47% des personnes condamnées pour viol y sont nées à l’étranger.


Expulser les délinquants étrangers, oui, mais immédiatement!

Dans un récent sondage de l’Institut CSA pour CNEWS, 72% des français souhaitent que les étrangers condamnés en France pour des crimes et délits soient renvoyés pour effectuer leur peine de prison dans leur pays d’origine. Que de chemin parcouru. Car en septembre 2020, dans un sondage IFOP pour l’Opinion, il n’étaient que 47% favorables au renvoi des délinquants étrangers.

Cette majorité sur cette proposition que Macron avait repris à son compte dès octobre 2017 sans l’appliquer, se retrouvent désormais y compris chez les électeurs de la France insoumise.


Les politiques s’aveuglent sur les différences “culturelles”

Et pourtant, il semblerait que le lien immigration-délinquance que ce soit l’ultime tabou dans l’espace médiatique, que ce soit en sciences sociales comme en politique. Et cela au nom d’un très abstrait esprit « républicain » (ce mot restant à définir selon le camp politique que l’on occupe) qui veut que chacun prenne place dans la société française un peu comme les pièces d’un puzzle, indépendamment de sa culture d’origine. Culture qui est, selon le cas, baignée ou non de religion. Et cette question recoupe celle du refus des statistiques ethniques.

Avec son livre de 2010 Le Déni des cultures, le sociologue et directeur de recherche au CNRS Hugues Lagrange en a fait les frais en étant discrédité par sa corporation bien-pensance en dépit d’une méthodologie rigoureuse.

Il y explique que la délinquance des jeunes originaires du Sahel est presque deux fois plus importante que celle des jeunes maghrébins, qui elle-même est deux fois plus importantes que celles des français « autochtones ».

D’où vient cette explosion? Peut-on seulement la qualifier? Pour l’universitaire, c’est la conjugaison de 3 facteurs :

  • Le décrochage scolaire (l’explication sociétale)
  • Le sentiment de relégation ou de mise à l’écart de la société (l’explication psychologique)
  • L’organisation familiale, à savoir la taille de la famille et/ou la monoparentalité (l’explication culturelle)

Une spécificité venue d’Afrique

Ces 3 éléments sont le cocktail le plus propice à développer des formes de délinquances variés, qui vont de l’agression au viol en passant par la détérioration du bien d’autrui. Et Hugues Lagrange de dresser ces deux simples constats sur ce qu’induit le déracinement Nord/Sud:

D’abord sur le rôle du père :

En Afrique subsaharienne, la notion de père est très différente de celle qu’on propose en Occident.

« Il faut se rappeler qu’en Afrique, le géniteur joue un rôle marginal par rapport à l’ensemble des pères dits « classificatoires », c’est-à-dire que l’oncle est un père et est appelé directement « père » par un enfant qui n’est pas son fils biologique ».

Hugues Lagrange, interview au Figaro Abonnés, 16/10/2010

Ensuite sur le rôle de la mère :

« Du fait du déracinement, de l’installation en terre étrangère, la femme s’est retrouvée très dévalorisée, et où, contrairement à ce qui se passe en Afrique, les fils ont finalement été placés au-dessus des mères. D’où les problèmes de violence et de délinquance ».

Hugues Lagrange, ibid.

Et si les damnés de la terre, c’était nous?

Le discours officiel sur l’immigration, gouvernement après gouvernement et texte après texte, est que, tandis que la délinquance reculerait globalement (voir la non-existence du sentiment d’insécurité selon Eric Dupond-Moretti), nos capacités d’accueil sont telles que désormais, depuis le 1er février 2013, « séjourner » illégalement sur le territoire ne soit plus un délit. Un vrai conte de fées, n’est-ce pas?

Or la France n’est pas un pays raciste. Elle n’aime point se sentir étranger chez lui. C’est toute la nuance. Et son ouverture d’esprit sur la diversité n’a pas attendu les campagnes lénifiantes à la Benetton siglées par l’Etat français pour le prouver. En témoigne le taux de mariages mixtes en France qui y est particulièrement élevé. Une élite politique, de gauche mais aussi (malheureusement) de droite a laissé penser le contraire: c’est le « méchant colonisateur » qui sommeille en chacun des français qui devrait absoudre de porter tout jugement sur les derniers arrivants sur le territoire.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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