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Macron sur la fermeture de Fessenheim: plus c’est gros, plus ça passe

Le président de la République Emmanuel Macron avait déjà prétendu pendant la campagne présidentielle qu’il n’avait pas changé d’avis sur le nucléaire en demandant à rouvrir des mini-centrales nucléaires à quelques encablures de sa vraie-fausse campagne tout en reconduisant les décisions prises pour satisfaire l’accord avec les Verts à l’époque de François Hollande.

Depuis, il a viré le parton d’EDF, Jean-Bernard Lévy, après l’avoir traité d’irresponsable, pour avoir parlé vrai sur l’abandon du nucléaire par l’exécutif au nom de l’idéologie et au profit des énergies intermittentes.

Et le président de la république a défendu mordicus le choix de l’arrêt de Fessenheim comme du plus rationnel. Rationnel, vraiment ?

Pour l’arrêt de Fessenheim, Emmanuel Macron s’est illustré par un triple mensonge.


L’arrêt de Fessenheim, un tissu de mensonges élyséen

Car c’est bien le président Emmanuel Macron qui a accéléré l’arrêt de Fessenheim, et n’a pas fait qu’accompagner le décret signé par Ségolène Royal. Son premier ministre Edouard Philippe s’en est chargé en décorrélant la mise en service du réacteur de nouvelle génération EPR avec la fermeture de la plus vieille centrale de France, qui était prévue en 2041. Et cela prive, mine de rien, d’EDF de 5% de sa production d’électricité.

Il est totalement faux d’affirmer comme l’a fait Macron le 5 septembre 2022, qu’il n’y avait plus de travail de maintenance depuis plus de cinq ans sur la centrale (de Fessenheim). En réalité, dans les 4 années dernières, 313 millions d’euros de travaux ont été engagés là-bas. Et si l’on compte les frais depuis 2012, ils se montent à 700 millions d’euros.


L’excuse européenne qui n’en est pas une

La défense de la fermeture de Fessenheim prend aussi un détour européen. Pour Macron, Fessenheim était « à la frontière de l’Allemagne, qui n’est pas alignée avec nous sur le nucléaire ». Une conception curieuse, à front renversé pourrait-on dire, de la solidarité européenne. les allemand ne se privent pas de polluer la France avec leurs centrales thermiques.

En attendant, l’Etat dédommage EDF pour cette fermeture anticipé à hauteur de 50 euros par mégawattheures, comptera aux comptes publics entre 2 et 4 milliards d’euros.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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