La France reste dans le duo de tête des pays européens avec le plus haut taux de prélèvements obligatoires (impôts, taxes plus les diverses cotisations), derrière le Danemark.
L’hexagone reste donc le champion de la Zone Euro des prélèvements obligatoires avec un taux de 47% du PIB (NB: sans les retraites du secteur public et le montant des crédits d’impôts déduits).
Un bond de plus de 86 milliards
Selon le dernier rapport rapport économique, social et financier annexé au budget 2023, les prélèvements obligatoires sont passés de 1107,7 milliards d’euros en 2021 à 1194 milliards en 2022. Arrivés à un tel niveau, comme le souligne la fondation IFRAP, comme le montre ce schéma, nous ne sommes jamais allé aussi haut depuis la fin des années 90.

Et avec l’inflation galopante, couplé à une croissance atone, c’est l’Etat français qui se frotte les mains, car le monstre bureaucratique continue de se gaver sur le dos des français.
Le trésor de guerre des nouvelles recettes fiscales et sociales, qui découle mécaniquement de l’inflation est estimé à 62 milliards d’euros. L’Etat français les a distribué davantage en « chèques » pour la consommation et non en baisses significatives d’impôt des ménages. On l’aura compris, la classe moyenne devra continuer, année après année, payer pour tous les autres. Jusque quand?
Source : Les Echos