Crise de l’énergie: la fermeture de 15 jours à l’Université de Strasbourg empêche les étudiants de travailler

Dès le 19 septembre, Michel Deneken, Président de l’Université de Strasbourg, avait anticipé et annoncé une fermeture de 15 jours de l’Université en raison de la hausse du coût de l’énergie qui a connu un pic cet été avec un prix de 700 € le mégawatt-heure.
Sa facture passe de 10 millions en électricité (2021) à 36 millions en 2023!

Concrètement, les 15 jours de fermeture s’organiseront comme suit :
1 semaine supplémentaire de congés à Noël (en ce moment)
1 semaine de cours en distanciel au mois de février


Les rares salles ouvertes sont prises d’assaut

L’universite de Strasbourg (Unistra), c’est 60 000 étudiants qui s’y concentrent.
Avec cette contrainte de fermer les bâtiments pour des raisons économiques, les seules endroits où les jeunes adultes peuvent travailler sont les bibliothèques! De fait, elles sont saturées, à l’image de la bibliothèque Studium qui atteint 95% de ses capacités (sur 600 places). (En temps normal, on compte 200 élèves).

De plus, certains cours maintenus en présentiel, se font dans des bibliothèques délocalisées, lieux pas vraiment adaptées!

Même la BNU (qui ne dépend pas de l’Université) est obligé de renvoyer des élèves, faute de place!


Les révisions en groupe sont impossible

Cette interruption intervient à la veille des examens semestriels, et pour des élèves désireux de travailler par groupe, aucune salle n’est disponible. Pour certains étudiants, les examens seront étalés sur une semaine au lieu de deux d’ordinaire, d’où une fatigue décuplée.


Les répercussions ne sont pas neutres

Les répercussions de cette fermeture touche directement les étudiants puisqu’ils doivent eux-même surmonter le surcôut énergétique à leur domicile. Même constat dans le seul restaurant Universitaire ouvert (Gallia) où il faut attendre une demi-heure avant d’être servi du fait d’une fréquentation en hausse de 30% (repas à 1€ pour les élèves boursiers). Du côté du personnel, c’est soit un surcroît de travail comme au restaurant universitaire ou bien du télétravail subi pour les autres.

Cet exemple de l’Université de Strasbourg montre à quel point notre pays s’enfonce dans la tiers mondialisation.

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veroniquemarcq
Spécialiste des questions de santé, de justice et de sujets sociétaux.
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