Christelle d’Intorni: les détenus doivent rembourser la société en travaillant en prison

La députée LR de la 5ème circonscription des Alpes-Maritimes, Christelle d’Intorni, avocate de profession, vient de déposer une proposition de Loi sur les prisons à l’Assemblée Nationale. Elle s’inspire du modèle hollandais de prison, qui a l’un des plus faibles taux d’incarcération d’Europe, alors qu’en France, faute de constructions de prison, et du fait de l’explosion de la violence partout dans le pays, a contrario, la surpopulation carcérale atteint des sommets.

Car la situation en France est préoccupante. Selon l’observatoire international des prisons, notre taux d’emploi en incarcération se serait effondré de 18 points en l’espace de 18 ans (46,2% en 2000 contre 28% en 2018).
Et pour que même le très « libéral-libertaire » Eric Dupond-Moretti dise entre les lignes dans son « plan justice » qu’il est temps d’inverser la tendance de l’oisiveté en prison, c’est que l’effet « Club Med » commence à s’ébruiter un peu trop pour nos concitoyens.


Payer la moitié de ce que le détenu coûte à la société

L’objet de cette proposition de Loi? Inciter fortement le travail des détenus français et surtout, que par décret, ils paient eux-même jusqu’à la moitié du prix de leur incarcération qui s’élève en moyenne à 110 euros par jour), soit par leur travail pour ceux qui sont en âge de travailler, soit par saisie sur «toute autre ressource».

Actuellement, le travail est payé aux prisonniers beaucoup moins que le taux horaire du SMIC (11,27 euros de l’heure) et le sens de ce texte est aussi de permettre aux détenus d’être payé au delà de 5 euros de l’heure comme c’est le maximum aujourd’hui.
Pour toute demande de réduction de peine, le détenu devra avoir rempli les conditions d’au moins un travail et s’engager à rembourser sa dette.

«Si le fruit de ce travail ne permet pas à un détenu d’assumer sa part de remboursement prévue, il pourrait sortir de prison avec une dette fiscale»

Christelle d’Intorni, dans le Figaro

Taxer à 10% les mandats en prison et garantir un emploi

En fin de chaîne, le détenu qui sort de prison pour libération conditionnelle ou remise de peine se verrait attribuer une reconnaissance d’une dette fiscale pour toute libération conditionnelle ou remise de peine. dernier point, les mandats en prison envoyés par les proches des détenus seraient taxés, à hauteur de 10%. Et ce, dans l’idée de rapporter à la collectivité.

Autres mesures prévues par la députée: permettre aux entreprises de bénéficier d’exonérations de cotisations sociales pour les détenus qui travaille avec eux et d’établir un système de rupture de contrat facilité, pour la volet employeur, et un CDI avec une rémunération minimum au SMIC pour le volet travailleur.
L’ensemble de ces mesures d’accompagnement des détenus est chiffré à 2,9 milliards d’euros par année pour un bénéfice certain: car si le travail devient la norme en prison, cela préserve la société de la violence une fois que les détenus ressortent dans la vie ordinaire.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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