Le pâtissier dont la facture a été multipliée par 10 a vu celle-ci grimper de 1381€ après sa rencontre avec Bruno Le Maire

Il y croyait, le pâtissier strasbourgeois Samuel Alizadeh, au discours rassurant qu’il avait été écouté de la part de Bruno Le Maire au ministère des finances lors d’un entretien privé le 5 janvier 2023. Ce commerçant, qui avait alerté depuis les réseaux sociaux l’opinion publique sur ses factures d’électricité. Celles-ci, contractées auprès de son fournisseur d’énergie ES, avaient quasiment été multipliées par 10, passant de 1.700 euros à 16.400 euros pour le mois de novembre 2022!


Les promesses de le maire n’engage que ceux qui y croient

Aujourd’hui, Samuel Alizadeh est désabusé. Et ce, en dépit du coup de pression que le Gouvernement a fait mine de donner aux fournisseurs d’électricité. Le 6 janvier 2023, Bruno Le Maire avait notamment prétendu que « Les fournisseurs d’énergie (avaient) accepté de garantir à toutes les TPE qu’elles ne paieront pas plus de 280€ le MWh en moyenne en 2023″. La promesse du ministre était également de prendre en charge un « amortissement » de 20% du montant de la facture d’électricité et de faire en sorte d’étaler les hausses dans le temps. Mais dans le cas de notre pâtissier, rien n’a bougé positivement.


Un échéancier de 8.000 euros par mois

En dépit, aussi, de l’appui administratif de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et d’une cellule spécialisée en Préfecture. Pour le pâtissier, tout va de mal en pis, puisque sa facture de décembre 2023 a encore augmenté, passant à 17.780 euros! De retour de Bercy, quand il a questionné son fournisseur d’énergie, voici comment il a été reçu:

«On nous a répondu qu’il n’est pas question de renégocier le contrat pour les mois suivants! Et l’échéancier qu’on nous propose est de payer en quatre fois plus de 8 000 euros par mois!»

Samuel Alizadeh

Désormais, las de l’inertie du Gouvernement, en urgence, deux solutions s’offrent à l’entrepreneur qui va devoir «revoir tout le modèle économique de A à Z pour éviter de couler»: soit se débarrasser de ses fours, soit fermer un jour de plus par semaine. Car pour lui, sous-traiter ses pâtisseries ne correspond pas à la haute idée de l’artisan dans la boutique qu’il a repris, au 25, rue 22 novembre à Strasbourg.

Source: Dernières nouvelles d’Alsace (16/01/2023)

Sur ce thème : 1 boulanger mosellan: «Je ressens une profonde rage contre le gouvernement qui nous ment» (décembre 2022) 

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Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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