L’Allemagne veut attirer 260.000 travailleurs étrangers qualifiés par an pendant des décennies

À l’heure où l’on apprend par l’INSEE qu’en France, le nombre de naissances des françaises est à son niveau le plus bas depuis 1946 avec seulement 723.000 naissances contre 832.800 en 2010 et plus de 900.000 en 1970, le cas de l’Allemagne pose le problème du vieillissement de certains pays d’Europe avec encore plus d’acuité.

Loin des chimères de la fin du travail et du droit à la paresse cher à Sandrine Rousseau, en Allemagne, selon les projections, le marché du travail devrait connaître un manque de candidats, avec jusqu’à 7 millions de postes vacants en 2035, selon l’agence fédérale pour l’emploi. Et la conséquence palpable de cette pénurie, c’est, comme en France, à terme, le déséquilibre du système de retraite par répartition.


130.000 étrangers hors Union européenne?

Fin mars, Outre-Rhin, une nouvelle loi sur l’immigration de travail devrait favoriser l’installation de personnes qualifiées en Allemagne. Il pourrait s’agir d’un mélange de 130.000 ressortissants européens et 130.000 étrangers venus d’autres continents. Ces recommandations émanent de la fondation Bertelsmann, en 2019 (Le Figaro).

Actuellement, les plus gros contingents de travailleurs étrangers viennent de l’Union européenne, à une écrasante majorité (pour 83% d’entre eux). En majorité, de Pologne (380.000) puis de Roumanie (271.000). Enfin, il faut savoir qu’environ 42.000 Français travaillent en Allemagne.


La loi la plus souple d’Europe

Pour parvenir à ce chiffre impressionnant, le gouvernement du chancelier social-démocrate Olaf Scholz et son ministre écologiste à l’emploi, Robert Habeck, a supprimé la « préférence nationale », pourtant votée par une large coalition en 2016. Celle-ci privait de fait d’allocation sociale les étrangers pendant les 5 premières années de leur installation et obligeait l’administration à vérifier qu’aucun Allemand ne soit en mesure de remplir le métier en question.

Désormais, les candidats pourront s’installer sans présenter de contrat de travail. Une nouvelle gradation se déploiera aussi dans la vitesse de l’obtention de la nationalité allemande, couplée à la maîtrise de la langue du pays: la nationalité s’obtient dès 3 ans sur le territoire pour ceux qui sont investis dans la vie locale, obtiennent de bonnes notes et sont bien intégrés, 5 ans pour tous les autres, au lieu de 8 actuellement.

Les métiers en tension, comme on les appellent en France concernent là-bas la transition énergétique, mais aussi bien sûr les industries électriques, automobiles, électronique et le monde de la chimie.

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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