Le nouveau monde: Exploiter les enfants pour polluer moins?

Dans le nouveau monde, qui dit voiture électrique, dit cobalt, lithium, cuivre, nickel et autres métaux rares pour créer les fameuses batterie lithium-ion (Li-ion) de nos « chères » voitures électriques.

Dans le domaine de la fabrication des batteries, la suprématie des pays d’Asie est flagrante: la Chine représente 39% du marché mondial, le Japon 19% et la République de Corée 7%. La dépendance à la Chine, comme pour les masques ou les médicaments, est un risque majeur.


Le tout électrique est une pure folie!

Si on veut la neutralité carbone d’ici 2050, l’Europe aurait besoin, d’après Eurométaux (avril 2022), de :
– 35 fois plus de lithium
– 2 fois plus de nickel
– 35% de plus de cuivre

Cette même source alerte que:

« L’Europe pourrait être confrontée à des problèmes de pénurie vers 2030 pour son approvisionnement en lithium, cobalt, nickel, terres rares et cuivre »


Un équilibre impossible à tenir, une industrie sacrifiée

Si la voiture thermique disparaissait, le monde n’aurait pas la ressource en métaux rares pour fabriquer les batteries. En effet, comme le précise l’Agence Internationale de l’Energie, il faut 17 ans pour ouvrir une nouvelle mine!


La Chine, premier exploitant d’enfants

Le cobalt sert à recharger votre batterie, sa production a été multipliée par 5,5 en 30 ans.

Entre les années 1990 et 2021, la demande mondiale de cobalt est passée de 34 000 tonnes à 190 000 tonnes. Près de 70% des réserves mondiales de cobalt se trouvent en RDC (République démocratique du Congo). Dans la zone de Kolwezi, le principal poumon économique de la République démocratique du Congo, c’est près de 40.000 enfants qui sont exploités chaque jour pour apporter « l’or bleu » sur un plateau d’argent aux Chinois, qui détiennent 80% du cobalt raffiné mondial. La Chine est une dictature qui exploite les enfants et se fout pas mal de la violation des droits de l’homme et tout autant du droit du travail!

Les mineurs en bavent, souffrent, mettent leur vie en danger, travaillent avec des équipements inappropriés: 4 masques à gaz pour 10 ouvriers et les gants sont loin d’être au rendez-vous! Ces mineurs gagnent un salaire de misère et les conditions de travail se sont fortement détériorées depuis la mainmise de la Chine sur ce trésor des temps modernes. Sous prétexte de vols, les policiers se servent de leurs armes comme d’un pistolet à eau!

«Les Chinois nous maltraitent et nous insultent. Ils se fichent du droit du travail. Certains d’entre nous travaillent parfois un mois d’affilée sans un seul jour de repos.»

Eric, un travailleur de 28 ans, exploité par les Chinois

«On n’a pas de pétrole, mais on a du lithium.» 
(Emmanuel Macron, 26 octobre 2022)

Cette phrase d’Emmanuel Macron, s’inspire largement de celle de Valéry Giscard d’Estaing prononcée en 1973, à la suite du premier choc pétrolier. Elle vise à assurer la promo, tel un mauvais VRP, de la nouvelle mine de Lithium qui devrait voir le jour dans l’Allier à travers le projet Emily dès 2027.

Faire croire à la pseudo autonomie de la France, à la création de 1.000 emplois, à la production de 34.000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an, soit 700.000 voitures par an pendant 25 ans, voilà la promesse! Et « en même temps », ce n’est pas grave, si on assiste à un véritable saccage de l’environnement, à la pollution des eaux, à la pollution des sols, à la pollution de l’air, à la surconsommation en eaux et en produits chimiques nécessaires au fonctionnement de la mine, l’or blanc est à ce prix là!

Le nucléaire, boudé dans le premier quinquennat Macron, retrouve de plus en plus d’intérêt aux yeux du gouvernement depuis la crise énergétique. Ils ont au moins compris que compter sur les éoliennes pour faire tourner la mine, ce serait pas très productif!

Actuellement, près de 58% des réserves de lithium se trouvent au Chili (la Bolivie étant le deuxième pays). Ces mines utilisent près de 65 % de l’eau de la région de Salar de Atamaca, l’une des zones désertiques les plus sèches du monde, pour pomper les saumures des puits forés.
Les agriculteurs locaux de quinoa et les éleveurs de lamas ont dus migrer pour faire rouler les SUV électriques de nos pays développés.

Le futur, est-ce la disparition de la tradition pour un semblant de modernité?

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veroniquemarcq
Spécialiste des questions de santé, de justice et de sujets sociétaux.
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