Les chiffres sont accablants : selon le ministère de l’Éducation nationale, 85% des incidents graves dans les écoles publiques visent les enseignants. Au collège et au lycée, 61% d’entre eux subissent insultes, menaces ou violences physiques. Un sondage OpinionWay publié en janvier 2025 ajoute une couche glaçante : près de 9 professeurs sur 10 ont été témoins ou informés d’un acte de violence dans leur établissement cette année.

La réalité est brutale : la violence scolaire n’est plus un symptôme, c’est le cœur du mal. Et ce mal ronge l’école publique, jadis fierté de la République, aujourd’hui champ de bataille où l’autorité est systématiquement humiliée.


Un effondrement de l’autorité

Les enseignants ont peur. Peur de leurs élèves. Peur des parents. Peur d’une hiérarchie qui les abandonne au moindre conflit. L’école républicaine est devenue un théâtre d’humiliations quotidiennes.

L’école est devenue une zone de non-droit, où le professeur n’est plus un maître, mais une cible. Cible de l’insolence, de la haine, et parfois même des coups. Oui, comme le dit Gérald Darmanin, « En France, il n’y a plus de lieu safe ».


Pourquoi cette chute ? Parce que la République a lâché ses digues

Tout commence par la démission des familles. L’autorité parentale n’existe plus. Les parents se rangent derrière leur progéniture, insultent les professeurs, menacent l’institution dès qu’une note ou une punition déplaît.

Les écrans et les réseaux sociaux achèvent le travail de sape. Sur TikTok ou Snapchat, les élèves filment, moquent, humilient. Le professeur est devenu une punchline, une figure ridicule à abattre virtuellement, avant de l’être physiquement.

L’État, enfin, a laissé pourrir la situation. Faute de titulaires, on recrute à la va-vite des contractuels sans formation. Des remplaçants jetés en pâture à des classes ingérables, seuls, sans expérience, sans soutien.


La République parle, les professeurs tombent

Le Sénat a voté à l’unanimité une proposition de loi pour protéger les enseignants. Très bien. Mais où était cette unanimité quand il fallait reconstruire l’école ? Quand il fallait interdire le portable en classe ? Quand il fallait exiger la tenue, le silence, le respect ?

Le ministère de l’Education Nationale annonce un « plan de tranquillité scolaire ». On renforce les équipes de vie scolaire ? On forme aux « valeurs de la République » ? On met des pansements sur une gangrène.


Il faut reconquérir l’école

C’est-à-dire :
Réinstaurer l’autorité
Rendre l’honneur aux professeurs
Ecarter les élèves violents
Responsabiliser les familles
Sanctionner sans trembler.

La droite républicaine, si elle veut encore mériter ce nom, doit mener ce combat. Pas avec des demi-mesures. Pas avec des « plans ». Mais avec un projet clair : faire de l’école un sanctuaire de savoir, pas un ring d’insolence, pas une école de la repentance, mais une école de la fierté. Le temps des technocrates mous est terminé. Place aux bâtisseurs. Place aux courageux.

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