Didier Raoult: l’offensive de Marseille contre « The Lancet »

Ce lundi 25 mai 2020, Didier Raoult nous a donné la primeur d’une vidéo sur youtube (voir plus bas). De la même manière que son indéfectible ami Philippe Douste Blasy l’a défendu hier sur BFM TV au sujet de l’étude « The Lancet » du vendredi 22 mai 2020 (lire notre article), Didier Raoult, absolument serein et décontracté, juge « foireuse » cette étude.


Les résultats de l’étude de la revue « The Lancet » du 22 mai 2020

« The Lancet » a analysé rétrospectivement les données d’environ 96.000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15.000 d’entre eux ont reçu l’une des quatre combinaisons médicamenteuses; ces quatre groupes ont été comparés aux 81.000 malades du groupe témoin n’ayant pas reçu ce traitement. Les résultats concluent à l’inefficacité des traitements proposés et pire, à une augmentation de la mortalité.
Les 4 groupes de patients ont reçu l’un des traitements suivants, 48 heures après le diagnostic du Covid-19:
– chloroquine seule – 16,4% de décès
– chloroquine seule associée à l’antibiotique – 22,2% de décès
– hydroxychloroquine seule (HCQ) – 18% de décès
– hydroxychloroquine (HCQ) associée à ce même antibiotique – 23,8% de décès
– groupe témoin avec traitement conventionnel – 9,3% de décès

La mortalité est plus élevée dans les 4 groupes étudiés et pire encore, les arythmies cardiaques graves plus sont plus fréquentes chez les patients recevant chloroquine ou HCQ. L’HCQ est actuellement prescrite lors de maladies auto-immunes telles que le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde. En association avec l’antibiotique, le delta est encore accentué (8% des malades contre 0,3% dans le groupe témoin).  


Un retentissement mondial et national

Quand certains changent d’avis comme de chemise… D’autres restent fidèles à leurs idées.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué ce jour avoir suspendu «temporairement» les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution. Concernant les masques, ils étaient également jugés non utiles pour le grand public par cette même organisation au début de la crise, quand aujourd’hui, ils deviennent obligatoires dans les lieux publics

Ce samedi 23 mai 2020, Olivier Véran a voulu revoir sa copie sur la prescription de l’hydroxychloroquine et a saisi le HCSP (Haut conseil de la Santé Publique) à qui il a demandé une synthèse sous 48 heures pour peut-être revoir son jugement.

Ségolène Royal, de son côté, elle a tenté de supprimer en catimini ses tweets pro-chloroquine ce week-end et favorables à Didier Raoult. Elle écrivait à l’époque:

« C’est urgent. Pourquoi encore toutes ces hésitations bureaucratiques incompréhensibles?! Appliquons : 1. le principe de précaution. 2. le principe de l’utilisation de la meilleure solution connue confirmée par des spécialistes incontestables » (Ségolène Royal)

A contrario, Didier Raoult peut compter fidèlement sur les personnalités politiques suivantes: Valérie Boyer, Marine Le Pen, Nicolas Dupont Aignan, Bruno Retailleau, Christian Estrosi ou Martine Wonner, qui pensent qu’il faut traiter les patients du Covid-19 dès le début des symptômes avec l’association HCQ et azythromycine.


En vrai scientifique, Raoult apporte les preuves de l’efficacité de son traitement

1 – A Marseille, c’est la mortalité la plus basse au monde: 0,5% à l’IHU sur 3.600 patients traités
130.000 tests de diagnostic par PCR ont été réalisés chez près de 50.000 patients avec un diagnostic de 5.000 cas (beaucoup traités à l’IHU) avec l’association HCQ + azithromycin.
36 personnes sont mortes, et il n’y en a aucun qui soit mort de péricardite ventriculaire, c’est loin de 10%, c’est faux. « Qui se trompe, celui qui a vu les malades? » CQFD.

«Je ne sais pas si ailleurs l’hydroxychloroquine tue, mais ici elle sauve beaucoup de gens» (Didier Raoult, 25/05/2020)

2 – L’étude du « Lancet » est une étude rétrospective
Cette étude rétrospective du « Lancet » basée sur « Le big data », « c’est une fantaisie complètement délirante dont on ne connaît pas la qualité, qui mélange tout, qui mélange des traitements dont on ne sait pas quelle est la dose qui est donnée ». Bref, à Marseille, les patients, on les a vus, « nous faisons confiance à la réalité, pas au big data mal maîtrisé« 

3 – 10.000 électrocardiogrammes effectués
Ces électrocardiogrammes ont tous été vus par l’équipe d’un professeur de rythmologie, spécialisé dans l’analyse électrique du coeur, « Je ne vais pas changer d’avis parce qu’il y a une publication qui raconte autre chose, quel que soit le journal dans lequel il passe. »


Une question de fond : la dérive des journaux de recherche médicale influencée par l’industrie pharmaceutique

« C’est plus se poser la question s’il existe une dérive des journaux de recherche médicale comparable à la dérive des journaux généralistes dans lesquels la réalité est tordue d’une telle manière que ce qui est rapporté n’a plus rien à voir avec la réalité observable. Rien ne pourra effacer ce que j’ai vu de mes yeux » (Didier Raoult, 25/05/2020)

Le débat actuel, n’est-il pas, comme pour le dégagisme du « vieux monde » dans nos Sociétés: détruisons les vieux médicaments qui marchent depuis des décennies pour les remplacer par des nouveaux, pas plus utiles mais qui coûtent un prix fou?

Rendez-vous demain à 18H00 sur le plateau de David Pujadas sur LCI pour avoir une interview du personnage décidément incontournable de la crise du COVID19.

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