La France aurait son premier maire fiché S pour islamisme

A Goussainville, le roman de Michel Houellebecq « Soumission » de 2015, où un candidat d’un parti musulman remporte une élection en France, a trouvé sa réalisation. En effet, un maire au profil islamiste a été élu au deuxième tour à Goussainville dans le Val d’Oise (à côté de Roissy) à la faveur d’une triangulaire avec 38,58% des suffrages, de 745 votes devant Alain Louis (DVG, soutenu par LREM) et l’ex-maire Elisabeth Hermanville (DVD). Le taux de participation à Goussainville est de 46,21%.


De l’associatif au politique

L’ancien président de club de football de la ville, le franco-marocain Abdelaziz Hamida, 43 ans, avait été élu conseiller municipal en 2014 sur la liste de l’actuel maire (L’Express, 25/09/2019), le temps de négocier le terrain de la mosquée, pour ensuite le quitter en cours de mandat.

Il était arrivé en tête des législatives en 2017 dans la circonscription de Goussainville, avec 22,46%, avant de trouver un accord pour se désister en faveur de la République en marche (L’Express, juin 2017).


Les filières du djihad

Selon des informations de l’Express, que l’individu a attaqué en diffamation, celui-ci aurait « éveillé l’attention des services de renseignement en raison de ses activités prosélytes et pour compter dans son entourage plusieurs personnes fichées pour radicalisme »:

« Il est réputé proche du mouvement fondamentaliste Tabligh, une organisation dont le nom a été cité dans le dossier judiciaire de la filière djihadiste de Lunel, responsable du départ de plusieurs jeunes français pour la Syrie et l’Irak dans les années 2014-2015. »


Différencier les français

Voici comment dans un article de l’Opinion, qui parlait de lui comme d’un représentant du communautarisme islamique, Hamida parlait ainsi de sa liste: «On a des Français, des Noirs, des Turcs, des Arabes… ​»

Fin Février 2020, Valérie Pécresse déplorait que :

« Le paradoxe, c’est que l’on peut aujourd’hui être fiché à l’antiterrorisme et être sur une liste municipale, mais si on est policier dans une ville, on n’a pas le droit de se présenter. » (le Point)

Dans le reste de la France, les islamistes ont été contenus par des alliances plus larges. A Garges-lès-Gonesse, l’islamiste Samy Debah perd heureusement l’élection municipale. Même déconvenue pour Madjid Messaoudene, l’ami d’Assa Traoré, à Saint-Denis.

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