(Mise à jour) L’Assemblée Nationale signale un possible Parjure de la procureure générale de Paris Catherine Champrenault

Mise à jour du 14 avril 2021: C’est à l’unanimité que les députés qui siègent au bureau de l’Assemblée nationale ont signalé au Parquet un possible parjure de Catherine Champrenault, la Procureure Générale de Paris, concernant sa connaissance du dossier des écoutes de Nicolas Sarkozy et des fadettes d’avocats. Le magazine Le Point avait mis à jour un document voir ci-dessous) qui prouve le contraire. Cette haute magistrate a déjà été mise en cause par le Président de la Commission d’enquête sur l’indépendance du pouvoir judiciaire pour ces mêmes faits, mais cela a été classé sans suite qu’on ait le moindre détail sur le fond. (Source)

« Si le parjure est avéré, [Catherine Chaprenault] est alors passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende, selon l’article 434-13 du Code pénal ».

28 février 2021: La procureure Catherine Champrenault avait affirmé, sous serment, devant la commission d’enquête sur l’indépendance de la Justice, n’avoir je cite « jamais eu d’informations sur ce dossier (NDLR: les écoutes de Sarkozy et de plusieurs éminents avocats)« .
Or, l’hebdomadaire Le point publie une lettre écrite de sa main datée de janvier 2019, où elle détaille toutes ses recherches sur la « taupe » qui aurait informé Nicolas Sarkozy qu’il était sur écoute. Pour de pareils faits, s’ils sont avérés, elle relève du Pénal si le Parquet de Paris la poursuivait. Mais gageons qu’il n’en sera rien.

Article d’origine du 14/01/2021: Lors des travaux de la commission d’enquête sur l’indépendance de la Justice, crée le 7 janvier 2020, un certain nombre de déclarations sous serment de personnalités de la Police et de la Justice comme Didier Lallement, préfet de police de Paris, Eliane Houlette, l’ancienne présidente du parquet national financier, Rémi Heitz le procureur de la République de Paris, Catherine Champrenault, la procureur générale auprès de la Cour d’Appel de Paris, et son président à la Cour d’appel, Jean-Michel Hayat, avait détonné. En tout, le Président de la Commission sur l’indépendance de la justice, le député Insoumis Ugo Bernalicis, avait signalé 7 possibles parjures au Parquet de paris.

« Je suis agréablement surpris par les suites données aux parjures que j’ai signalés, je craignais qu’un classement sans suite ne soit prononcé comme pour la commission d’enquête du Sénat, lors de l’affaire Alexandre Benalla. »

Ugo Bernalicis, cité par 20 minutes, 14/01/2020.

Des « explications » écrites

Ce dossier potentiellement explosif n’avait pas pu être traité à paris vu les postes prestigieux des personnes concernées. c’est donc le Parquet de Nanterre qui commence les investigations sur ces soupçons de « faux témoignages », ou « parjures », comme l’indique le Parquet: «Tous ces signalements font l’objet d’un traitement groupé».

Chose très singulière qui signe une affaire hors normes, les personnalités ne se déplaceront pas devant un magistrat : leur « explication » sera faite de manière écrite (et il y a très peu de chance de les retrouver dans les journaux le lendemain).

Comme le grand public l’avait découvert lors de l’affaire Benalla, mentir devant une commission d’enquête parlementaire est un délit passible de de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende. Mais prenons les paris: cette affaire, même si elle repose sur des éléments précis, sera classée sans suite.

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