Ils parlaient de « droits des femmes et des minorités » et de « gouvernement inclusif » à leur retour au pouvoir en août depuis vingt ans. En Afghanistan, les talibans ont fait savoir, ce samedi, par la voix du « chef suprême » Hibatullah Akhundzada, que ce n’était que de la poudre aux yeux.
La burqa, contre le regard des hommes
Car désormais les femmes, mariées ou en âge de l’être, doivent porter la burqa, en complément du fait de sortir le moins possible de leur maison, pour une question de « respect » et de « tradition ».
«Les femmes qui ne sont ni trop jeunes ni trop vieilles devraient voiler leur visage quand elles font face à un homme qui n’est pas membre de leur famille»
Hibatullah Akhundzada, cité par Le Figaro, 07/05/2022
Rappelons que lors du premier passage des talibans au pouvoir, leurs « agents du ministère de la Promotion de la vertu et de la prévention du vice » administraient des coups de fouets à quiconque circulait sans cette prison de tissu. Qu’en sera-t-il cette fois-ci?
Les filles afghanes ne doivent plus être instruites
Les femmes n’étaient d’ores et déjà interdites de voyager seules sans la compagnie d’un homme de leur famille et leur accès au marché du travail est strictement encadré par les instances de chaque région.
Le 23 mars 2022, déjà, les talibans s’étaient dérobés à la dernière minute à leur promesse de permettre aux jeunes filles d’aller à l’école, séparées des garçons selon les «principes islamiques» (ONU). En 20 ans, le nombre d’enfants scolarisés (garçons et filles) était pourtant passé de 1 million à 9,5 millions. Mais ça, c’était avant.





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