Masque obligatoire en extérieur: un vrai casse-tête chinois

Depuis le 20 juillet 2020, le port du masque est obligatoire dans les lieux clos recevant du public. Et, depuis une semaine, les arrêtés municipaux imposant le port du masque en extérieur se multiplient partout en France, que ce soit dans les centre ville, les lieux touristiques ou les lieux de recrudescence du virus.

Pourtant, la transmission a lieu quasiment exclusivement lors de réunions en milieu clos. On n’a pas non plus constaté de recrudescence de contaminations après les rassemblements sauvages notamment lors de la Fête de la Musique.


Que vous soyez Nordiste ou Sudiste, l’amende sera très différente

Si vous ne portez pas de masque, vous risquez de payer une amende de 135 euros à Lille alors qu’à Nice, elle s’élèvera à 35 euros. Est-ce moins grave de ne pas porter le masque à Nice qu’à Lille?


Pour Yann Moix, « les chiffres de mortalité du Covid-19 sont assez ridicules »

Le polémiste et écrivain Yann Moix fait partie des français qui pestent contre les restrictions de liberté que représente le port du masque obligatoire:


Le Dr Martin Blachier ironise: « la nuit, je mets le masque aussi parce que si j’ouvre la fenêtre, peut-être que le virus il rentre par la fenêtre »

Chez les spécialistes du sujet, y compris en France, le port du masque à l’extérieur ne fait pas l’unanimité, loin de là. Il a même fait l’objet d’une démonstration assez ubuesque de la part du docteur Martin Blachier sur le plateau de CNews:

Martin Blachier sur le plateau de CNEWS le 31 juillet 2020

Erin Bromage, professeur agrégé de Biologie à l’université Dartmouth dans le Massachusetts aux États-Unis, explique que 90% des chaînes de contaminations auraient été initiés dans des lieux clos et mal ventilés où une forte densité de personnes est maintenue pendant plusieurs heures: usines de conditionnement de viande, conférences en milieux fermés, restaurant avec climatisation (action du flux d’air pulsé)…

Par contre, tous sont d’accord sur ce point, c’est la distanciation physique qui est primordiale. Ainsi pour l’infectiologue Eric Caumes, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à La Pitié-Salpétrière, « dans les lieux ouverts, on peut relâcher la vigilance à partir du moment où on respecte la distanciation physique »

Voir aussi notre sondage: pour ou contre le port obligatoire du masque dans la rue?

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