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Comptes de l’Elysée: dépensez, il n’y a rien à voir

L’ancien député socialiste et actuel président de l’Observatoire de l’éthique publique qu’il a créé en mai 2018, René Dosière, a publié hier sur son blog un billet où il s’alarme d’une « régression du contrôle démocratique » concernant le rapport annuel sur les comptes de la Présidence de la République qui émane de la Cour des Comptes (publiée le 28 juillet 2020), dont le président est désormais Pierre Moscovici.


Le très médiatique « monsieur transparence » de la République regrette que ce rapport des « Sages de la rue Cambon » manque d’analyse approfondie, commentaire ou proposition d’amélioration”. Il pointe notamment le fait qu’aucune des recommandations de l’institution alors dirigée par Didier Migaud ne fasse l’objet de suivi et qu’aucune nouvelle recommandation ne soit formulée à l’endroit de la Présidence. A peine l’institution se félicite-t-elle que les contrats de travail et la liquidation des heures supplémentaires soient remises à plat (sauf pour le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)).

Ce rapport qui porte sur l’année 2019, baisse, certes, de 4,4% sur un an, pour s’établir à 105 millions d’euros. Mais cela s’explique en partie par l’impossibilité qu’a eu Macron de faire autant de déplacements qu’il le souhaitait l’année dernière (32 sorties contre 46 en 2018), en raison de la pression des Gilets Jaunes.
Dans le cadre d’une réforme de l’Elysée, une « direction des opérations » est censée diminuer le coût de ces fameux déplacements présidentiels. Mais la Cour reste là aussi, évasive sur le sujet.


Macron, ce fou d’auto

Parmi les postes de dépenses qui ont énormément augmentés depuis que Macron est en place, citons les frais juridiques (159.766 euros, contre 2.353 euros en 2015), ainsi que l’augmentation de la masse salariale des services du Palais (avec une baisse du nombre de collaborateurs (-2,5%) et une hausse des rémunérations).
Côté garage, les 80 véhicules de la Présidence ont coûté 27% de plus en 2019, c’est-à-dire la même hausse que l’année dernière, où l’on avait quand même appris que 10 véhicules avait été achetés, et certains existants blindés. Par ailleurs, les 52 véhicules mis à disposition du GSPR sont toujours affectés de manière permanente au budget du ministère de l’Intérieur, contrairement aux recommandations de la Cour l’année dernière.


Un copié-collé

René Dosière regrette également que ce soit désormais, contrairement à la tradition, depuis le début de l’ère de Macron, un député de la majorité, issu de la Commission des finances, qui soit rapporteur spécial en charge des dépenses de l’Elysée, et qu’il (ou elle) ne le fasse pas:

« Le dernier rapport budgétaire, publié à l’automne 2019, était pour l’essentiel un copié-collé de la présentation officielle du budget ce qui n’a pas manqué d’être dénoncé lors de la séance publique de l’Assemblée. » René Dosière, sur son blog, op cit. 04/09/2020)

On le voit, l’opacité marque la prise de fonction de Pierre Moscovici qui jusqu’à présent n’a pas fait preuve – et c’est un euphémisme – du même mordant que Didier Migaud à l’endroit de l’hôte temporaire de l’Elysée.

> Lire le rapport de la Cour des Comptes [PDF – 3 Mo]

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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