(Extrait) Le Québec nous montre en quoi la laïcité est un principe d’émancipation et non de soumission

« LA LIBERTÉ CONSISTE À POUVOIR FAIRE TOUT CE QUI NE NUIT PAS À AUTRUI » .

(DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DU 26 AOÛT 1789, ARTICLE 4)

Quand une liberté nuit à l’a liberté d’autrui, il y a un problème.

Le chroniqueur de Marianne, Henri Peña-Ruiz, auteur du « Dictionnaire amoureux de la laïcité » (Plon), salue la Loi 21, votée au Québec l’an dernier. Il explique en quoi la laïcité et son principe d’émancipation entrent en contradiction avec l’idéologie multiculturaliste, qui, elle, est moins du côté des libertés que ce que l’on pourrait croire.

À l’instar de l’ensemble du Canada, le Québec réunit des personnes de toutes origines et de toutes convictions. Une société « multiculturelle » y vit, comme en France. En se multipliant, les mouvements démographiques mondiaux donnent cette caractéristique à de nombreux pays. D’où la nécessité de définir les meilleures règles pour faire coexister harmonieusement des personnes de traditions et de convictions diverses.


Laïcité républicaine ou multiculturalisme ? Telle est l’alternative.

Rappelons que le mot culture a deux sens distincts, souvent contradictoires.

  • Le premier recouvre l’ensemble des usages et coutumes d’un groupe humain.
  • Le second désigne le processus de dépassement historique de cet ensemble.

En juin 2019, l’État du Québec a voté la Loi 21, qui réaffirme quatre principes essentiels de la laïcité : la séparation de l’État et des religions, la neutralité religieuse de l’État, l’égalité de tous les citoyens et toutes les citoyennes, la liberté de conscience et de religion. Lire la suite.

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