L’incarcération des islamistes sera discutée avant la fin de l’année au Parlement… en Autriche

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, 34 ans, a ringardisé Emmanuel Macron, une dizaine de jours seulement après l’attentat qui a endeuillé le 2 novembre 2020 la ville de Vienne (4 morts), en prenant des mesures fortes contre l’islam politique.
Parmi celles-ci, la création d’un délit pénal pour appartenance à « l’islam politique », qui, selon son expression, est le « terreau » du terrorisme. S’ajoute à cette mesure la déchéance de nationalité automatique pour les autrichiens binationaux condamnés pour terrorisme, assorti de la possibilité du retrait de leurs aides sociales ainsi que de leur permis de conduire.

Plus important encore, le chef du gouvernement autrichien précise que tous les djihadistes présents sur son territoire (150 individus sont recensées pour avoir ou avoir voulu rejoindre la Syrie et l’Irak pour combattre au nom de l’Etat islamique), devront être emprisonnées, ou a minima, équipés d’un bracelet électronique :

« Tant qu’elles ne sont pas déradicalisées et même si elles ont purgé leur peine, nous créerons la possibilité d’enfermer ces personnes pour protéger la population (…) Pour celles qui viennent d’être libérées, il y aura une surveillance électronique.
C’est une forte ingérence, mais il s’agit à mon avis d’une étape nécessaire pour minimiser la menace qui pèse sur notre population »

Sebastian Kurz, chancelier autrichien

En accord avec le ministère de la Justice, les associations et les mosquées qui appellent à la haine au nom de l’Islam seront dissoutes. Ces discours politico-religieux seront aussi poursuivis par une cellule internet dédiée. Enfin, un fonds d’indemnisation des victimes du terrorisme va être créé. Toutes ces mesures doivent être discutées dès le début décembre 2020 dans les deux chambres du Parlement autrichien (Source: 20 minutes).

Qu’attendent la France et l’Europe pour prendre des mesures similaires?

L’Etat de droit ne doit pas nous condamner à laisser vivre des gens qui sont hostiles à tout ce que nous sommes, comme le rappelle Mohamed Sifaoui:

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