AccueilPolitiqueLRRémi Martial: la Droite doit retrouver le chemin de la liberté économique

Rémi Martial: la Droite doit retrouver le chemin de la liberté économique

Dans une passionnante interview au Figaro, Rémi Martial, économiste, conseiller départemental d’Eure-et-Loir et maire Les républicains de Lèves en Eure-et-Loir, plaide pour une réappropriation de certains thèmes comme la liberté économique par sa famille politique et dénonce les « tentations socialisantes » d’un certain nombre de responsable des Républicains, qui semblent avoir été positif au communistovirus.

Ainsi, certains avancent des propositions autour de la planification, le relèvement des grilles de salaire et l’encadrement des prix: « Je crois à la planification : c’est un point d’accord avec la pensée communiste« , selon le mot d’Aurélien Pradié, le jeune secrétaire général des Républicains, à Libération le 30 mars. Et l’élu du Lot d’égratigner son parti, au passage:

« Cette lâcheté a consisté à ne pas changer grand-chose, à éviter certaines questions fondamentales. Elle a été partagée par tous les partis politiques, y compris le mien, et à certains égards par les citoyens. » (Aurélien Pradié)


A l’heure où le président Macron veut enfiler le costume (trop grand pour lui) du Général de Gaulle, le constat est cocasse de voir certains à droite vouloir se rhabiller, à l’aune de cette triple crise du Covid-19 (sociale, politique et économique) avec le béret d’Henri Krasuki ou la veste en velours d’André Lajoinie. Il faut rappeler que la planification n’a pas fait oeuvre d’efficacité, surtout dans des périodes avec une très faible croissance.

D’autres, comme Julien Aubert, se trouve sur le créneau de la « droite sociale » en reprenant le vocable de la gauche dès le titre de sa tribune du 11 mai 2020 dans le Figaro «La droite doit oser faire le bilan de la mondialisation néolibérale», précisant l’utilisation de ce néologisme:

« (La droite) a tort de mélanger ce néolibéralisme avec le libéralisme classique qui a toujours été au cœur de la droite, et de penser qu’un «gaullisme moderne» suppose de remonter à 1940. C’est pour moi un non-sens. Le gaullisme dans sa conception de l’État et du commandement date d’avant 1940, tandis que ses positions économiques ont bien évolué depuis. » (Julien Aubert)


Revoir le modèle français

Au fond, comment rendre utile cette crise, se demande Rémi Martial, comment tordre le cou aux déficits publics tout en garantissant les missions essentielles de l’Etat, si ce n’est au travers d’initiatives privées et locales? Car doit-on le rappeler, et c’est une vertu que peu lui reconnaissent, le libéralisme est ce mécanisme qui a fait réduire la grande pauvreté au niveau mondial de 37% à 8,6 % en une trentaine d’années de plein exercice. 

« Notre système économique ne souffre pas de trop de libéralisme et de trop de libertés. Bien au contraire. Nous sommes victimes d’un État omnipotent, centralisé, suradministré, et incapable de répondre à la crise ». (Rémi Martial, 11 mai 2020)


Aurélien Pradié rappelle que le monde d’après se jouera avec les Républicains, à la condition que sans négliger le concept de Nation, ils proposent une nouvelle définition de l’Etat:

« Quand le confinement sera terminé, on réunira des experts, des philosophes, des sociologues pour tout repenser autour d’une idée nouvelle, celle de l’Etat, et l’imaginer plus fort, plus protecteur. » (Aurélien Pradié)

François Baroin, plus présent dans le débat public depuis quelques semaines, a une vision plus « Pompidolienne » de la sortie de crise:

«Pour relancer le pays et voter les textes à venir, il faudra trouver un consensus sur le plan social en essayant d’aboutir à une grande conférence sociale sur le modèle de ce que l’on a connu après 1968» (François Baroin, 20 minutes, 30/04/2020)

Du côté des têtes de pont de l’opposition comme Christian Jacob, on prône une relance keynésienne (avec une relance mixte par la consommation autant que par l’investissement). Enfin, pour conclure son entretien au Figaro, Rémi Martial enfonce clément clou:

« Si nous avons à défendre un patriotisme économique, celui-ci devra être offensif, et non pas défensif. Moins de règles, moins de contraintes, moins de lois, moins de dépenses publiques et moins d’impôts. » (Rémi Martial, 11 mai 2020)

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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