(Vidéo) Sous Macron, la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires est morte et enterrée

Le candidat Emmanuel Macron avait claironné qu’il voulait supprimer 120.000 postes dans la fonction publique (dont 50.000 dans la fonction publique d’état, le reste dans les collectivités). Et suffisamment des électeurs du centre-droit sont tombés dans ce grossier panneau pour amener l’amateurisme (du mot même du Président) au pouvoir.

Début 2018, avec son lyrisme habituel, le locataire de l’Elysée clamait encore son ambition, froissant au passage les syndicats: « Ça n’est pas la fin de la fonction publique, c’est les conditions de sa pérennité véritable »,


Paroles, paroles, paroles…

En réalité, l’équipe d’Emmanuel Macron a réembauché, rien qu’à la faveur de la crise des Gilets Jaunes, presque autant de fonctionnaires (17.400 postes sur un an) qu’il n’en avait réduit depuis le début de son mandat.

C’est ainsi que fin juillet 2019, l’objectif présidentiel, rapporté par a ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, était retombé à 85.000 suppressions de postes dans la Fonction Publique.
La France est un pays où un salarié sur cinq travaille pour l’Etat.


La baisse se transforme en hausse

Pour 2020, le solde de fonctionnaires en France ne sera pas une diminution mais bel et bien une augmentation de 5350 titulaires. Le ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin ne voit pas les choses autrement pour cette année :

«Nous avons dit très clairement que nous allions vers une stabilisation voire une légère hausse pour 2021».

Amélie de Montchalin, cité par Le Figaro, 22/11/2020.

On peut faire confiance à l’exécutif pour aller clairement vers la hausse… Au ministère de la Fonction publique, la promesse présidentielle n’est plus qu’une chimère de plus sur le rivage d’un rêve de transformation qui n’a jamais eu lieu: «L’objectif n’est pas de faire des chiffres pour faire des chiffres». Commencez par en faire, du chiffre !

Laisser un commentaire