Instruction à domicile: c’est Jules Ferry qu’on assassine!

La liberté de l’instruction à domicile a donc été balayée au nom de la lutte contre le séparatisme islamique. Cette disposition ancestrale, contenue dans l’article 21 du projet de loi «confortant les principes républicains», ne relèverait dorénavant plus de régime déclaratif mais d’un régime dérogatoire.

L’instruction à domicile est en croissance en France depuis ces dernières années: elle concerne désormais 50.000 élèves (sur un total de 12,4 millions d’élèves) à la rentrée 2020, contre 41.000 en 2019 et 35.000 en 2018.


Face à cette offensive, l’opposition est protéiforme

Dans une tribune rédigée par l’ancien marcheur Cédric Villani et co-signée par dix-huit autres parlementaires, le mathématicien considère que cela «va supprimer inutilement et injustement un système qui a fait ses preuves»

Injustement, et pour cause, ce droit a été consacré en 1977 par le Conseil constitutionnel, et cela ne constitue pas une exception en Europe. Le gouvernement a tenté de sortir le parapluie contre l’anti-constitutionnalité du texte en y ajoutant un certain nombre de dérogations, comme des motifs de santé, de handicap, de pratique artistique ou sportive, notamment. Et d’ailleurs, si l’on remonte le temps, le drame de Samuel Paty qui a conduit au Projet de Loi contre le séparatisme n’a aucun rapport avec l’éducation à la maison.

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