Un père de famille violemment agressé devant le domicile de ses parents parce que juif

Jeudi 6 août 2020, en pleine journée, David, 29 ans, kippa sur la tête, vient récupérer sa fille de 7 mois chez ses parents dans un immeuble de la rue Archereau dans le 19ème arrondissement de Paris, quartier où réside encore un certain nombre de personnes de confession hébraïque. Deux individus « plutôt bien habillés » s’engouffrent derrière quand il franchit la porte de l’immeuble. Et le bouscule dans l’ascenseur. David raconte son calvaire:

« Arrivés à l’étage de mes parents, ils m’ont sauté à la gorge alors que je sortais. J’ai essayé de crier. Je n’étais qu’à quelques mètres de la porte de leur appartement. Ils n’entendaient pas. Les portes sont épaisses »

L’un des deux hommes étrangle David, tandis que l’autre le cogne violemment avec ses poings avant de faire basculer son corps dans l’escalier de secours. David fait l’amer constat:

« Là, vous voyez la mort. Vous n’avez plus de force. Vous ne respirez plus. Vous voulez juste que ça se termine« .

En contrebas, le supplice continue de plus belles. David a le temps d’entendre les cris de « Sale juif! Sale fils de pute! Sale race! T’es un homme mort! On va te crever! » avant de s’évanouir des suites de ses blessures. Les deux hommes lui arrache sa montre Rolex, d’une valeur de 10.000 euros.


Un corps inerte

Le père de David découvrira, horrifié, son fils gisant au sol plus tard, derrière la porte de l’escalier. Il appellera le commissariat de XIXème, qui ne se déplacera pas. Après un examen par les médecins de son corps couvert de sévices, il se verra prescrire 10 jours d’ITT (Incapacité totale de travail). Davis n’a pas eu que le traumatisme physique, mais aussi psychologique:

« Les images me hantent. Ça tapait, ça tapait. J’étais comme un punching-ball. Je me dis, c’est ça, en 2020, on peut s’en prendre plein la gueule, gratuitement, juste parce que tu es juif. »


Les réactions politiques

David a porté plainte pour agression antisémite. Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) ainsi que la LICRA se sont d’ores et déjà constitués partie civile dans cette sordide affaire. Des images de vidéo-surveillance devraient pouvoir permettre d’identifier les deux agresseurs.

Un commentaire

  1. maintenant, c’est tous les jours que nous découvrons – horrifiés – la décadence trés violente de notre société qui glisse tous les jours dans le crime sans que les forces de sécurité en viennent à bout . TOUS LES JOURS – c’est trop maintenant …..

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