Un individu arrêté après la mort de Philippe Monguillot relâché puis arrêté pour violences sur une femme quelques jours plus tard

L’affaire avait émue la France entière le 10 juillet 2020. Un chauffeur de bus, Philippe Monguillot, avait été tué à Bayonne par plusieurs individus auxquels il demandait de mettre un masque. Dans cette affaire, quatre individus ont été présentés à la Justice, dont deux suspectés d’avoir porté les coups et les deux autres mis en examen pour «non-assistance à personne en danger» plus pour l’un des deux, de «recel de malfaiteurs», pour avoir hébergé l’auteur présumé des coups mortels.

Ces deux individus ont été relâchés le 6 novembre 2020. Une pétition contre cette sortie de prison a été lancée par la famille de Philippe Monguillot et elle a enregistrée 40.000 signatures. Il y est demandé :

« Nous demandons à ce que ces deux détenus restent en prison jusqu’au procès. Nous réclamons par ailleurs une justice exemplaire pour ce père de famille et chauffeur très apprécié. Une justice ferme et intransigeante avec la délinquance. »

Extrait de la Pétition de la famille de Philippe Monguillot

Cinq jours après être relâché, il est de nouveau en garde à vue

Mercredi 11 novembre, l’un des ces deux personnages libérés a été de nouveau interpellé pour une gifle et un coup de poing sur une femme qui l’hébergeait à titre gracieux à Bayonne. Elle n’a pas porté plainte. La justice avait pourtant interdit de s’y rendre à l’homme de 34 ans au titre de son contrôle judiciaire. Il passera en comparution immédiate au tribunal judicaire de Bayonne, en théorie demain, pour ces faits, qu’il conteste.

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