Des députés marcheurs veulent rétablir le vote par correspondance

Le vote par correspondance fut supprimé en France en décembre 1975 du fait des fraudes qu’il a engendré. Alors que Gérald Darmanin, tout comme son prédécesseur Christophe Castaner, eux se sont prononcés contre, sept députés macronistes (Delphine Bagarry, Émilie Cariou, Guillaume Chiche, Yolaine de Courson, Paula Forteza, Albane Gaillot, Hubert Julien-Laferrière) ont déposé un amendement pour permettre de le réintroduire pour la prochaine Présidentielle.

Dans les discussions au Parlement, c’est à l’occasion de l’ouverture de ce droit pour les prisonniers que cet amendement est arrivé sur la table. Les élus se basent sur des prétextes fallacieux comme celui de favoriser un vote « sans contact » à l’heure du Covid19. Et aussi en regardant d’une manière envieuse le taux de participation record de la dernière élection présidentielle américaine.
Les spécialistes les plus éclairés sont majoritairement contre cette idée :

«C’est un système qui permet totalement la fraude, car vous n’êtes sûr ni de l’émetteur, ni du récepteur.» 

Jean-Pierre Camby, professeur associé à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, cité par Le Figaro, 16/11/2020

La commission des Lois sénatoriale, qui s’est penchée sur les futures élections régionales et départementales, a conclu que «les conditions ne sont pas réunies pour organiser ce type de vote, qui nécessiterait de revoir l’ensemble des procédures électorales et de sécuriser les voies d’acheminement des plis».

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