Une école catholique va fermer car les habitants environnants prennent sa cour de recré pour un dépotoir

Les 82 écoliers de cette annexe de quatre classes de l’école Saint-Jean seront donc les derniers. En effet, les responsables diocésains l’ont confirmé: l’école primaire sera fermée à la fin de cette année, la faute aux rodéos, aux occupations de la cour de récréation, aux trafics et dégradations multiples qui ont lieu dans et autour de l’établissement.

«Le trafic de drogue dégrade fortement le climat. L’incivilité de certains locataires nuit au vivre-ensemble. La police municipale et la brigade verte font leur boulot. Mais la mairie ne peut intervenir ni dans l’immeuble, ni dans la cour, car ce sont des propriétés privées. (…) Il nous est interdit de filmer les fenêtres, donc impossible de verbaliser les contrevenants. »

Hubert de Jenlis, premier adjoint à la sécurité d’Amiens

Fondée en 1997, l’école Monseigneur Cuminal se trouve au pied d’une tour d’habitation dite des « Coursives », d’où les habitants ont pris – pour certains – la détestable habitude de jeter par la fenêtre divers détritus.

Selon la direction, il est devenu impossible d’assurer la sécurité des élèves. Un chargé du nettoyage a failli prendre un micro-ondes sur la tête. Dépêchée sur place pour couvrir cette fermeture annoncée, une journaliste de France Bleu Picardie* a elle même évitée de juste de prendre une boîte de conserve sur la tête.


11 millions d’euros injectés

On a même trouvé dans la cour de l’école une machine à laver et un frigidaire. Dans ces fameuses tours, le bailleur social a englouti en 9 ans 11 millions d’euros pour la rénovation des logements et des parties communes. Mais l’argent ne répare pas le manque d’éducation. C’est donc le serpent qui se mord la queue.

Dans ce quartier, la supérette a d’ores et déjà baissé pavillon pour les motifs. Et malgré des renforts humains et policiers, la mise en place de 1.700 caméras partout où s’est autorisé, la situation continue de se dégrader dans le quartier Etouvie.
Les enfants seront dispersés dans plusieurs autres écoles privées de la Ville.
Dans la ville d’Emmanuel Macron, comme dans de nombreux quartiers en France, l’Etat recule.

Un commentaire

  1. Une fois de plus l’Etat recul au lieu de mener une investigation mettant à jour les fauteurs de troubles qui seront à expulser Manu militari avec toutes leurs affaires à la décharge le plus proche.
    Ensuite suppression de leur droit et si besoin éloignement des enfants et suspension de la CAF.

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