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L’Assemblée tait les objections contre les «salles de shoot» des Académies de médecine et de pharmacie

C’est un constat implacable qu’ont posées l’Académie de médecine et l’Académie de pharmacie devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Selon ces deux institutions, depuis 6 ans, le problème des salles de shoots a été traité complètement en dépit du bon sens et avec une approche court-termisme qui ne répond pas aux enjeux.

Comme le rappelle le Professeur Antoine Coquerel au Figaro abonnés, les salles de shoots, débutées en 2016 par les socialistes, n’ont pas fait preuve de leur efficacité.


Les salles de shoot « pérennisent » les toxicomanes et « fixent » le trafic

Les salles de consommation à moindre risque (SCMR), communément appelées « salles de shoot », dont l’expérimentation de 6 ans arrive à son terme cette année, n’ont aucun intérêt pour sortir les drogués de leur dépendance. Pire, elles installent la prise de drogue dans la durée sans favoriser la prise de relais de méthodes de sevrage encadrées médicalement. En incluant les consommateurs de crack (NDLR: pour lequel il n’existe pas de sevrage efficace), la situation a encore empirée.

Même constat désabusé sur la prévention des maladies liées aux seringues mal stérilisées, comme les hépatites ou le SIDA.


Quand la science cède à l’idéologie

A ce stade de nos déconvenues, il n’est pas bon non plus de mentionner qu’à bord du programme gouvernemental de l’Inserm de suivi des consommateurs fréquentant les salles de shoot, 40% sortaient des écrans radars au bout d’un an. Le professeur Coquerel tranche dans le vif :

« Dans tout autre essai à visée thérapeutique ou de soins durables, un tel pourcentage serait rédhibitoire. »

Professeur Antoine Coquerel, membre de l’Académie nationale de Pharmacie, professeur des Universités et médecin au CHU et à l’Université de Caen-Normandie.

Les macronistes poursuivent la logique des socialistes

Et pourtant, l’Assemblée Nationale à majorité macroniste a préféré ignorer complètement dans leurs conclusions les avis de ces deux collèges de médecins et de pharmaciens. Et de suivre les avis des associations et les élus pro-salles de shoot qui souhaitent leur extension. Et mettent en avant des chiffres fantaisistes de réduction des frais de soins des toxicomanes. Chiffres qui ne reposent sur rien de sérieux.

Dernier point et pas des moindres, ces SCMR coûtent une véritable fortune aux contribuables. Car les deux salles de Strasbourg et Paris représentent 22 millions d’euros rien qu’en fonctionnement. Ça pique !

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Thomas Yves
Thomas Yves
Responsable éditorial de la Droite au coeur depuis 2020. Intérêts: livres, politique, géopolitique, économie, déconstruction, séparatisme islamique.
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