La réalité du séparatisme islamiste dans le Val d’Oise

Depuis les élections européennes de cette année, les listes communautaires musulmanes ont essaimé, notamment en région parisienne. A telle enseigne que le ministère de l’Intérieur a hérité (tardivement) de ce dossier. Nombre de conseillers municipaux ont fait partie ou ont été proches du mouvement Tabligh (voir notre dossier sur l’islamisme), qui vise à encourager la pratique de l’Islam rigoriste auprès des jeunes.

Lors des élections européennes, déjà, une liste communautarisme avait pu se présenter en faisant des scores (voir la carte), comptabilisant 0,13 % des suffrages.

Aux municipales 10 listes communautarismes avaient été pointées comme telles par l’administration. Et 10, c’est déjà trop, pour Bruno Retailleau, qui avait déposé une proposition de loi pour interdire les « listes communautariste (Le Monde, octobre 2019).

Le trait d’union entre toute cette mouvance séparatiste est le rejet de la société laïque, qui passe par une minimisation des attaques contre la « ligne éditoriale » anti-musulmans de Charlie Hebdo, par exemple.

A Argenteuil, c’est la liste « Argenteuil tous ensemble » d’Omar Slaouti (14,88 % des voix) qui inquiète le maire LR actuel. Slaouti a un langage sans équivoque sur la « guerre intérieure » que mène l’état français à la communauté musulmane.

A Sarcelles, une bataille de procédure pour cause d’invalidation des comptes de campagne a émaillée l’élection municipale. L’ex-socialiste François Pupponi refuse de reconnaître la victoire de son adversaire divers gauche Patrick Haddad. La ville est l’archétype du clientélisme le plus visible. En effet, un des arguments de campagne d’Haddad était la construction d’une mosquée au bénéfice de l’association pro-turque de la Confédération islamique Milli Görüs.

Dans la ville de Garges-lès-Gonesse, un professeur d’histoire-géographie, Samy Debah a failli devenir maire lui aussi, mais a été battu de peu (de 127 voix), et a formé un recours. Debah, ex-prédicateur de Tabligh, est le fondateur de Collectif contre l’islamophobie en France en 2003, dont la lutte contre les lois punissant le voile intégral sont le porte-étendard. Il revendique clairement que les communautés « s’auto-organisent ». François Pupponi était inquiet du score de Débat lors de la dernière législative dans la ville (55,67%), et avait écrit dans un livre Les émirats de la République, avoir « peur que Garges ne devienne la première ville islamiste de France ».

Cette peur peut s’incarner dans la mairie de Goussainville, où s’est installé Abdelaziz Hamida, fiché S pour avoir été en lien avec des personnes radicalisés (il ne le serait plus aujourd’hui). Il faisait donc partie des 220 individus suivis pour radicalisme islamiste dans le département.

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