Presque la moitié de « nos » terroristes islamistes emprisonnés sont bientôt dehors

Quasiment la moitié des islamistes en lien avec le terrorisme actuellement détenus en France seront libérés ou libérables d‘ici 2033. Nous parlons bien ici de gens qui ont soit du sang sur les mains soit des projets d’attentats déjoués.

Dès cette année, on en fait peu la publicité, mais 63 d’entre eux le sont plus une vingtaine avant la fin de l’année.

Ce « stock » d’islamistes ont, pour la plupart, été condamnés avant 2015, avec des peines inférieures à 10 ans, quand une révision du code pénal obligeait de juger ceux qui partent faire le djihad aux Assisses plutôt qu’en correctionnelle comme auparavant. Et les années suivantes, le stock baissera un peu moins à chaque fois (notre schéma). Mais attention: ces chiffres représentent une fourchette basse, car ils ne tiennent pas compte des incarcérations en détention préventive.

En cause, une Loi des socialistes, qui favorise leur sortie « sèche », car contrairement aux criminels sexuels, on ne peut pas considérer les islamistes comme « fous », ce qui limite leur possibilité de surveillance, ce que regrette un haut magistrat:

« Les crédits de réduction de peine ont été supprimés pour les terroristes par la loi de 2016, alors que le temps des mesures de suivi socio-judiciaire est calculé précisément en fonction de ces réductions de peine. En croyant se montrer plus dure, la loi antiterroriste a paradoxalement favorisé les sorties sèches pour les individus les plus dangereux. »

Un haut magistrat, cité par Le Figaro [Abonnés], 09/11/2020

Le plus inquiétant pour la fin, toujours selon Le Figaro [Abonnés], sur les 232 détenus qui seront bientôt dehors, moins de cent seront réellement suivis par les services de renseignement.

 

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