Michel Onfray: « il y a des degrés dans l’islamo-gauchisme qui contamine toute la gauche »

Le philosophe Michel Onfray s’est exprimé dans les colonnes du Figaro [Payant] pour éclaircir plusieurs thèmes d’actualités comme le Covid19, la « dictature sanitaire », l’islamo-gauchisme et le monde de la Culture.


L’altérophilie et l’Europe Maastrichienne

« La religion de l’Autre, l’altérophilie, a été remplacée par l’altérophobie » (…) Michel Onfray voit dans l’avènement des « gestes barrières » et de la « distanciation sociale » une forme de retour salutaire des frontières (entre les départements rouges et verts, entre l’Angleterre et la France ou encore entre les générations avec papi et mamie dans la cuisine pour manger la bûche) que l’on a pensé abattre avec le sans frontiérisme dominant actuellement, en Europe.

Sur l’Europe, justement, Michel Onfray continue à la voir comme un instrument des banquiers au service du grossissement infini des grands groupes : « L’emprunt européen assure la pérennité de l’Europe qui s’avère le principal rouage de la machine mondialiste. »


La dictature sanitaire

« Nous vivons dans un état d’urgence idéologique qui suppose des variations sur plusieurs thèmes: le climatique, l’écologique, le sanitaire, le sécuritaire, etc ».

Michel Onfray pense qu’il ne fait pas voir dans le Covid et la restriction de circulation et d’activité une simple relation de cause à effet : « La restriction des libertés est une affaire qui date d’avant le Covid sans que la plupart n’aient cru bon de crier au loup ». Et il considère que les restrictions sont une balle dans le pied du gouvernement, « On ne peut transformer indéfiniment en salariés payés par l’État » contrairement à la digitalisation du monde de l’entreprise et de l’école, qui elle est encouragée: télétravail, cours à distance, ou traçage numérique.


Sur l’entre-soi des grands médias

A propos du journal « Time » qui a déclarée l’année 2020 comme la pire de l’Histoire de l’Humanité, le normand tacle la vanité du journalisme contemporain: ‘Il est vrai que Time n’existait pas à l’époque de la Grande Peste et que les journalistes croient que le monde n’existe pas sans eux, donc qu’il n’a pas existé avant eux! »

Et comme tout ce qui vient des Etats-Unis finit invariablement par prendre racine en France, ce constat est le même par notre système médiatique français : « Nous sommes dans une logique de haine de soi générée par les indigénistes, les décoloniaux, l’extrême gauche, les islamo-gauchistes et le système médiatique qui a envie et besoin du buzz plus facile à obtenir avec le dissensus qu’avec le consensus (…) il faut de quoi créer des clashs bons pour l’audience qui fait désormais la loi ».

Au passage, concernant l’art et de la gastronomie à la télévision, il considère qu’il faut « sortir de l’entre-soi mondain et parisien des émissions dites culturelles » Et inviter des romanciers qui sortent du cadre du politiquement correct comme Laurent Obertone qui propose avec Guérilla un livre qui « sent autant le souffre que Brasillach dans les médias français! »

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