Les rassemblements devant les émissions de Macron ne seront finalement pas interdits

La loi d’urgence sanitaire, promulguée le 23 mars 2020 (Journal Officiel), va être levée au 10 juillet 2020, sous la pression des défenseurs des libertés fondamentales, et à l’heure où l’épidémie recule massivement en France.
Mais, nous l’anticipions et le craignions il y a une semaine, le gouvernement va continuer à interdire les rassemblements, dans une loi d’exception qui est intégrée dans une loi ordinaire, et qui devrait courir jusqu’au 10 Novembre 2020, c’est-à-dire enjambant le deuxième anniversaire des Gilets Jaunes.

L’exécutif pourra notamment « réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules« , en plus d« interdire des rassemblements sur la voie publique » (Le Monde, 10/06/2020) et bien étendu, réactiver l’ensemble du dispositif si l’émotion (qui est supérieur au Droit comme nous l’a enseigné l’immense conscience progressiste Castaner) ou la réélection lui commande.

L’avis du Conseil d’état donne toute latitude à l’exécutif dans ses moyens d’actions: « Dans la limite d’une période de quatre mois suivant la fin de l’état d’urgence sanitaire », ou « en cas de résurgence de la catastrophe sanitaire ».


Manifester avec « émotion » ou pas, telle est la question

La relation du gouvernement avec les manifestations est devenue particulièrement émotionnelle ces derniers jours.

Louis de Raguenel de Valeurs actuelles pose la seule question qui vaille:

« Comment justifier qu’une manifestation interdite en raison du confinement, est finalement tolérée, pendant que nous apprenons de plusieurs sources, qu’au 8/06, 356 peines d’emprisonnement ont été prononcées pour violation du confinement? »

Le gouvernement a beaucoup aimé une manifestation lors de laquelle on pouvait entendre scander «Tout blanc est coupable, tout blanc doit payer», ou encore « La France n’aura jamais la paix », voir un policier noir se faire traiter de vendu (sans que cela n’incite à la moindre réaction de SOS Racisme) et entendre au mégaphone la France traitée de « pays terroriste » sous des hourrahs enthousiastes.


L’affaire Léonarda, mais en bien, bien pire

Mais laissons le Droit de côté, cela fait fait trop ancien monde… Toujours est-il la ministre de la Justice a trouvé cette manifestation tellement « touchante » qu’elle a promis qu’elle allait expliquer à quel point la Justice était formidable à une famille de délinquants notoire pour qui le préalable à la Justice était de mettre en examen des gendarmes.

Le magistrat honoraire Philippe Bilger écrivait ce matin que « l’affaire Troré était une seconde “affaire Leonarda”, même si la situation semble plus grave aujourd’hui. » (Valeurs actuelles, 10/06/2020). On se souvient que l’écologiste Cécile Duflot avait parlé des « heures les plus sombres de notre Histoire » à l’occasion de cette affaire (Le Figaro).

Les heures sombres, au terme d’un des renoncements à l’Etat de Droit jamais entendu dans la bouche de deux ministres régaliens (Intérieur et Justice), peut-être que nous en prenons le chemin. En prenant le parti des racialistes, et en leur laissant salir impunément la Justice, la Police avec des relais d’opinion qui installent la question raciale au centre du débat public, le gouvernement Macron instille un poison potentiellement mortel dans notre modèle français.

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