Aux Pays-Bas, une romancière démissionne car jugée « trop blanche » pour traduire une poétesse noire

La planète entière avait découvert Amanda Gorman, 22 ans, lors de l’investiture de Joe Biden. Cette poétesse afro-américaine avait déclamé une de ses créations, The Hill We Climb, poème qui s’inspirait librement de l’invasion du Capitole, siège de la démocratie américaine, quelques jours plus tôt.

Et bien, aux Pays-Bas, une campagne haineuse a eu raison du poste de traductrice promis par l’éditeur Meulenhoff à sa confrère romancière renommée Marieke Lucas Rijneveld, 29 ans. Au motif qu’elle était blanche. Il a suffit d’une série de messages hostiles de la communauté racialiste du pays «qui (a) exprimé (sa) douleur, leur frustration, (sa) colère et (sa) déception sur les médias sociaux» jusqu’à la pousser à annoncer elle-même qu’elle se mettait en retrait du projet.

La France s’épargnera pour l’instant cette polémique car en France, la traduction du travail d’Amanda Gorman est assurée par la chanteuse belgo-congolaise Marie-Pierra Kakoma. Qui a l’« avantage », aux yeux des racialistes, d’être noire de peau.

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