L’ex-prof de philo Didier Lemaire révèle dans son livre les menaces de morts dont il fait l’objet

L’ex-professeur de philosophie Didier Lemaire est un lanceur d’alerte face à l’islamisme dans nos lycées. Il a publié il y a deux jours un récit éloquent intitulé: Lettre d’un hussard de la République chez Robert Laffont en forme d’avertissement pour la société: « Avant qu’il ne soit trop tard ».

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cet être libre, en retrait de l’Education Nationale (NDLR: il a utilisé son droit de retrait en attendant une nouvelle affectation), n’a pas tardé à en voir et en entendre, des horreurs. Dès sa première affectation, il a reçu ses premières menaces de mort après avoir mis zéro à un élève qui avait refusé de rendre un devoir parce que sa religion (on laissera le lecteur imaginer laquelle) lui interdisait. Et, pas découragé, il a enseigné pendant 20 ans à Trappes avec une passion intacte et un sens pointu de l’observation que l’on retrouve dans son livre:

« Dès 2005, après les émeutes, un communautarisme revendicatif s’est installé pour répondre à la détresse sociale locale. Entre 2005 et 2015, la tendance s’est accrue et ce n’est qu’en 2015, après les attentats, en observant les élèves, leurs comportements et leurs paroles que le fossé insidieux, s’est révèle dans sa profondeur extrême limitant, de fait, les possibilités d’échanges et de transmission ».

Mot de l’éditeur Robert Laffont à propos de Didier Lemaire, septembre 2021

L’accusation perpétuelle d’islamophobie

Après la décapitation de Samuel Paty le 16 octobre 2020 à Éragny, il a rédigé une lettre ouverte qui lui a valu des menaces de mort et une escorte policière pour aller en cours. Il n’a pas repoussé les micros qu’on lui tendait pour exprimer sa vérité sur la place de l’Islam dans la tête de ceux dont il avait la charge de faire penser par eux-mêmes. Et cela n’a pas plu.
Par exemple de dire que ses élèves pensait dans une écrasante majorité que «la France était anti-islam». Ou que s’organisait une véritable contre-société dans la ville qu’il habitait également. Et que les politiques et l’Etat (par la voix du Préfet) s’en était accommodé et plus encore, l’avait instrumentalisée à des fins électorales et de paix civile.

Ainsi, l’ancien maire de la ville de Trappes, Ali Rabeh, dont l’élection a été invalidée récemment, est allé jusqu’à faire irruption dans son école le 12 février 2020 à 8 heures du matin, pour distribuer des tracts contre lui aux élèves. En l’accusant de mentir et de « stigmatiser » la ville. Violant l’article 431-22 du code pénal, mais sans que cela ne soit suivi de poursuites judiciaires. Une sorte de « pas de vagues » comme la France en déborde en la matière.

Dans son livre, Didier Lemaire appelle l’école de la République à effectuer « un vrai programme de reconquête tout aussi long et méthodique que celui que les islamistes mènent déjà depuis plus de 20 ans ». Où la philosophie aurait une place de choix. Et où l’on briserait les canons de l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) qui ont cherché à le faire rentrer dans son « moule de prof » selon l’épouvantable doxa: « L’apprenant doit devenir le propre constructeur de ses apprentissages ».

Un commentaire

  1. Loin de contester et d’interdire l’islam, il a simplement attiré l’attention sur les danger d’une forme de l’islam dure et radicale qui s’installait à l’encontre de nos institutions, loi, manière de vivre.
    En lisant ucci la suite qui y a été faite, je suis certain qu’il a dit vrai et j’en appelle le Politique et le Législatif à prendre des mesures pour éviter les dérives de certains islamistes.

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